Mikado III

30 September 2017 | Montréal
07 May 2017 | Clarke's Court Bay Marina, Woburn Bay, Grenade
28 April 2017 | Baie de Tyrrell, Carriacou
15 April 2017 | Baie Deshaies, Guadeloupe
14 April 2017 | Old Road Bay, Montserrat
12 April 2017 | Baie de Marigot, St-Martin
06 April 2017 | Virgin Gorda, BVI
04 April 2017 | Brandywine Bay, Tortola
03 April 2017 | Great Lameshure Bay, St-John, USVI
02 April 2017 | Culebra, PR
01 April 2017 | Yacht Club Palmas del Mar, PR
21 March 2017 | Bahia de Boqueron, PR
17 March 2017 | Isla Saona, RD
14 March 2017 | Boca Chica, RD
05 March 2017 | Bahia de Las Calderas, République Dominicaine
25 February 2017 | Las Salinas, République Dominicaine
20 February 2017 | Île à Vache, Haïti
16 February 2017 | Alfred Sound, Great Inagua, Bahamas
13 February 2017 | Georgetown, Bahamas
08 February 2017 | Salt Pond, Long Island, Bahamas

Le deuil de la miraculée

30 September 2017 | Montréal
Francis, quelle magnifique journée!
Ce n'était définitivement pas normal.

Voilà plus d'une heure que j'attendais Francoise pour déjeuner. On s'était séparés vers 0700, elle promenant le petit chihuahua Willie et moi avec Betty, le Boston-Terrier de notre fils qui marchait plus vite.

De retour à la maison je ne me suis pas inquiété que Françoise n'était pas encore rentrée. En ce beau matin de septembre elle pouvait s'être arrêtée pour jaser avec la voisine mais plus le temps passait moins probable était cette éventualité. Vers 0830, je m'apprête à sortir pour la retrouver quand au même moment on frappe à la porte: c'est la police...

J'ai à peine le temps de passer les pires éventualités par la tête que la policière me rassure: ma femme a eu un malaise et a été amenée à l'hôpital. Une autre escouade allait ramener Willie à la maison et en profiter pour m'amener à l'hôpital. J'ai pu en apprendre plus en chemin sur ce qui s'était passé: à 0655 le 911 a reçu un appel d'aide d'une automobiliste rapportant la présence d'une femme assise sur le gazon accompagnée d'un chihuahua et ne répondant pas aux questions. Les ambulanciers et pompiers sont arrivés en moins de trois minutes et immédiatement diagnostiqué un avc. Ils l'ont donc amené d'urgence à l'Institut Neurologique de Montréal sur l'Avenue des Pins.

Les policiers avaient beau me rassurer que Françoise avait été amenée au meilleur endroit pour se faire traiter, mes pires craintes m'assaillaient. Est-ce que j'allais retrouver ma douce paralysée? dépourvue de parole? Pire, me reconnaîtrait-elle? Dans le silence de l'ascenseur j'ai pris la résolution de ne pas perdre mon temps à angoisser et à prendre les choses au fur et à mesure qu'ils viendront: on sortira la pelle quand il neigera...

A peine arrivé aux soins intensifs une petite dame avec un fort accent italien m'accueille avec le sourire. Elle se présente: Dre Tampieri, chirurgienne. Elle me rassure tout de suite, l'opération sur Francoise vient tout juste de se terminer avec succès et un caillot de cinq millimètres de diamètre a été retiré de son lobe temporal gauche. Elle me montre même fièrement un photo du caillot, comme une sorte de trophée de chasse!

Je crois qu'elle savait quelle allait être ma prochaine question " je ne peux vous garantir qu'elle n'aura pas de séquelles mais dans les circonstances elle a eu la meilleure et la plus rapide intervention possible. Des cas similaires à ceux de votre femme s'en sont sortis sans conséquences mais les tests qui seront faits dans les prochaines heures nous donneront une meilleure idée ".

" Quand pourrais-je la voir ? "

" Elle est en réveil. Venez avec moi "

Quelle bonheur de voir ma belle Françoise pleinement éveillée, avec tous ses moyens, apparemment ... À travers mes larmes je n'avais pas remarqué son air incrédule qui semblait dire " Qu'est-ce qu'on fait ici? " mais surtout qu'elle l'exprimait sans mots. Ma volubile femme allait-elle souffrir d'aphasie?

L'infirmière m'a vite rassuré: une telle confusion était normale si tôt après une anesthésie.

Durant l'heure suivante, Françoise a graduellement retrouvé la parole et sa coordination. Toute la journée les neurologues et physiothérapeutes l'ont soumis à toute une batterie de tests physiques et cognitifs pour finalement conclure qu'il ne semblait pas y avoir eu de séquelles notables. Alleluia!

(N.B. Étant athée, mon choix liturgique n'est pas gratuit puisque les médecins appelaient Françoise leur "miraculée"). Nous sommes convaincus que le miracle se trouve plutôt dans la rapidité et la qualité de l'intervention, que nous n'aurions pas eu si nous n'avions résidé si près de l'Institut.

Françoise a passé les trois jours suivants à l'Hôpital Général de Montréal afin de poursuivre les tests et essayer de déterminer la cause de son acv. C'est suite à ces tests qu'on a découvert chez Françoise un trou au coeur, trou qui est généralement inoffensif chez la plupart des gens mais qui est probablement associé chez elle à la naissance ou au déplacement de son caillot vers le cerveau.

Aujourd'hui, Françoise est en excellente forme et n'a aucune séquelle mais devra subir d'autres tests dans les prochains mois et dorénavant prendre une petite aspirine à chaque jour du reste de sa vie pour éclaircir son sang mais ce n'est pas un cher prix à payer pour rester en santé.

Malheureusement, ce petit tas de fibrine de soixante-dix milligrammes fera échouer notre bateau de quinze tonnes cette saison. Françoise va se concentrer sur la prévention d'un autre acv et j'irai réparer le pont en Janvier (au plus froid de l'hiver, bien sûr!) en me disant que, heureusement, ce n'est que partie remise et que l'année prochaine c'est avec une amirale en parfaite santé qui sera à la barre!

Fin du marathon

07 May 2017 | Clarke's Court Bay Marina, Woburn Bay, Grenade
Francis, nuageux, 25°C
Ces derniers jours ont été à l'image de notre course effrénée vers le chantier de Clarke's Court à Woburn Bay:

- un mouillage un peu roulant sur corps mort dans l'anse Happy Hill juste au nord de Pointe Molinière à Grenade, réputée pour ses sculptures immergées (on se promet d'y retourner l'an prochain, cette fois en apnée),

- un départ hatif à l'aube avec de gros cumulus menaçants venant de la côte,

- court passage sous le vent de l'île qui nous force encore une fois à naviguer sous moteur et foc. On admire les paysages verdoyants de l'île et la ville animée de St-Georges. Encore là, on en profitera seulement l'hiver prochain,

- une cavalcade d'enfer dans une mer agitée avec des vagues de deux mètres sous des vents avec rafales à 25 noeuds au sud de Pointe Saline. Ces derniers huit miles nous ont semblé les plus longs de toute notre saison de voile.

Mais c'est avec une grande satisfaction que nous avons enfin pris le dernier bord et entré dans l'anse de Woburn sous la protection de la belle île (privée) de Calivigny. La baie offre une protection quasi-parfaite dans toutes les directions du vent et des vagues tout en permettant à la brise de souffler entre l'île et la côte et nous rafraîchir. Le village de Woburn et la marina de Whisper Cove (propriété d'un couple de Québécois) offrent tout ce que le touriste nomade peut désirer. Pas étonnant que plusieurs voiliers passent la saison des ouragans dans cette belle baie.

On devait sortir le mardi 2 mai mais on a demandé un délai supplémentaire de deux jours pour commencer les préparatifs de remisage sous la brise rafraichissante. La corvée de nettoyage qui semblait au départ interminable s'est somme toute bien déroulée: Françoise avait bien calculé notre approvisionnement et on s'est retrouvé avec "seulement" trois sacs d'épicerie remplis de victuailles que j'ai été donner à Mike de Serenity, un beau ketch voisin du nôtre.

La marina nous a permis de nous amarrer au quai jeudi matin afin d'enlever les voiles et cordages avant de nous sortir de l'eau à l'aide d'un tracteur en début d'après-midi. L'opération est bien rodée, avec deux plongeurs qui s'assurent du bon positionnement du ber hydraulique avant la sortie du bateau. Le gros chariot-cavalier vert, appelé "The Hulk" est réservé au navires à gros tonnage tels que les super-yachts, traversiers et gros catamarans.

Les quatre derniers jours ont été fébriles et difficiles car il y a peu de vent dans le chantier: une bénédiction pour la protection du bateau mais une malédiction pour nous pauvres humains qui suent à grosses gouttes. Mais c'est avec satisfaction qu'on a pu passer le dernier soir au bar avec Sheila et Jacques de Northbound et Mike et Nancy de Lost Loon. Que c'est agréable de partager nos aventures avec des gens qui partagent nos passions.

Ceci clos notre saison de voile 2016-2017. Ce fut une saison qui a connu ses hauts et ses bas mais toujours pleine de surprises. C'est avec le sentiment du travail accompli que nous prenons congé pour l'été afin de renouer avec notre famille et amis (et surtout notre petit-fils Lucas qu'on va gâter en titi).

Bonne saison d'été à tous et on se reverra en novembre prochain

Donne leur un coup de pied, Jenny!

28 April 2017 | Baie de Tyrrell, Carriacou
Francis, nuageux, 24°C
"For the Leewards, expect today winds 14 to 18 knots out of the ESE, 100° to 110°, backing tomorrow morning to the east , 80° to 90°, at about the same velocity".

Sur le coup, je n'avais pas noté le changement de direction dans le bulletin météo de Chris Parker. Mettez-ça sur le compte de l'heure (6h) et sur le fait qu'on avait pas bien dormi à cause des averses durant la nuit qui nous avaient forcé à fermer hublots et écoutilles. Je vous rappelle qu'il n'y a pas de clim dans le bateau et que les seuls moyens de nous rafraîchir sont les très efficaces trappes à air autour des écoutilles et les petits, petits ventilateurs qui ne font que brasser l'air quand tout est fermé. On s'éveille donc mouillé, soit par la pluie ou par notre sueur.

Je n'étais pas dans la meilleure de ma forme ce matin. Ce n'est qu'en me rasant (je pense toujours mieux en me rasant, ou en faisant la vaiselle, c'est mon côté zen), que j'ai réalisé qu'il était inutile de partir aujourd'hui puisque la force des vents allait être la même demain mais avec un angle plus favorable.

Après neuf jours consécutifs de transit, nous avions mérité un petit arrêt, d'autant plus que nous avons eu plus que notre part de navigation au près cet hiver. Si on pouvait faire le dernier passage au travers ou au grand largue plutôt qu'au près serré, on était preneurs.

La baie de Tyrrell est aussi un port officiel d'entrée en Grenade, moins fréquentée que celles de la capitale St-Georges ou à l'anse aux Épines. Nous en avons donc profité pour faire notre clairance.

Il y a aussi la petite question du volcan sous-marin au sobriquet original de "Kick'em Jenny" qui se trouve en plein sur notre chemin:

Voyez notre itinéraire autour de Kick'em Jenny (tiré du Guide Winward Islands 2015-2016 De Chris Doyle) dans la gallerie de photos sous "Iles au vent"

Le niveau d'alerte est jaune (risque modéré d'éruption) et le gouvernement de Grenade recommande d'éviter la zone d'exclusion de rayon de 1.5 km et si possible la zone élargie de 5 km.

Dommage, mon cœur de géologue aurait bien aimé voir une éruption mais pas de si près!

Charmante Guadeloupe

15 April 2017 | Baie Deshaies, Guadeloupe
Francis, nuageux, 22°C
Notre coup de coeur de ce voyage pour nous deux fut sans doute la Guadeloupe malgré notre passage en coup de vent. Notre arrêt de cinq jours à Anse Deshaies, dans le nord de Basse-Terre fut très agréable malgré le grand achalandage des plaisanciers. Et pour compte: la baie est bien protégée des vents et de la houle, on peut (apparemment) voir de beaux coreaux à l'entrée et les petits restaurants sympas abondent le long du rivage. Le village a gardé malgré tout son cachet de hameau de pêcheur avec les petites cabanes aux couleurs guillerettes épaulant les commerces touristiques.

Vous pouvez voir une panoramique de la baie ici: http://pnr.ma/ejhozi

Comme nous étions pris par notre échéancier serré, je n'ai pas pû profiter des sorties de plongées au parc Cousteau à 10km plus au sud. À ne pas manquer, paraît-il... ce sera pour l'hiver prochain. L'amirale aura alors ses cartes de plongée et pourra m'accompagner.

Après avoir dédouané et fait quelques provisions (dont des légumes frais, des vrais croissants et baguettes chaudes), nous nous sommes reposés le lendemain et nous sommes allés le jour suivant au Jardin Botanique de Deshaies. Je m'en veux d'avoir fait confiance à Google Maps et cru que le jardin n'était qu'à 800 mètres de la plage. Erreur! Il est à près de deux kilomètres au bout d'une route pentée à 10%. Çà doit être pour ça que le Jardin offre le service de navette... Françoise m'en veut encore.

Mais l'effort en valait la peine: établi dans les année 80 par Coluche, le jardin a grandi depuis et est maintenant un des plus grands des Caraibes avec des milliers de variétés de plantes tropicales, des perroquets aras, flamands roses dans un décor spectaculaire. Le dîner au restaurant du jardin, au sommet d'une chute n'a rien à comparer aux concessions minables qu'on retrouve au jardin Botanique de Montréal: accras de morue, boudin noir et blanc, pâté de crabe et poissons frais servis dans une sauce créole. Mmmm...

Nous sommes repartis enchantés par Deshaies et nous nous promettons d'y revenir.

Un passage de six heures sous le vent de l'île nous a amené jusqu'aux Saintes, un groupe d'îles à huit kilomètres au sud de la pointe de Basse-Terre. Le vent s'engouffre dans le détroit et nous a surpris par de belles rafales jusqu'à 26 noeuds à quelques reprises. Une partie du stock dans la chambre avant s'est retrouvé sur le plancher sauf la bière, mais de justesse.

L'anse du Bourg des Saintes est bien protégée et très populaire: beaucoup de place pour beaucoup de bateaux: http://pnr.ma/aaCVxP
(pouvez-voir la maison bleue et blanche en forme de proue de bateau?)

Interdit d'ancrer dans l'anse: il faut prendre une bouée. Après une plongée d'inspection, on a pu constater que l'attache était solide. Une demi-heure après, la vedette du centre Multiservice vient collecter les frais d'amarrage: 12.50Euros/jour. On s'est par la suite un peu égaré dans le village pour trouver le centre afin de faire notre clairance de sortie, les gens nous envoyant par-ci, puis par-là. On fait toujours l'erreur de ne pas apporter le guide de navigation avec nous à terre dans lequel une carte indique bien l'endroit. Au moment où nous sommes allés, c'était la fin d'une partie de foot et les jeunes avaient monopolisé toutes les chaises pour regarder le match sur grand écran. C'était presque gênant de demander à un de ces fans de nous laisser sa chaise pour faire la clairance sur le poste informatique. Quel façon civilisée de faire son dédouanement: nous n'avons vu qu'un seul douanier (à Saint-Martin), tout le reste du temps, le processus se faisant en ligne.

Prochaine étape: Dominica. Maintenant que les vents ne sont plus de face, nous voulons passer rapidement d'île en île jusqu'à Grenade: une nouvelle île par jour pendant dix jours. C'est la course mais pour en profiter plus lentement l'hiver prochain.

De St-Kitts au volcan de Montserrat

14 April 2017 | Old Road Bay, Montserrat
Francoise, chaud
Après les délices de St-Martin et le chic de St-Barth, nous voici donc sur notre route du Sud. À peine partis et en passant au sud de l'île de Statia, voici un autre magnifique voilier espagnol qui nous dépasse : le Espiritu del Xarey. Magnifique voilier de 141 pieds construit en Hollande. Il nous a facilement dépassé avec ses 8.8 nœuds affichés sur l'AIS. Mais il ne se pressait pas car il peut aller à 14 nœuds... au moteur. On suppose qu'il se retient pour la régate classique à Antigua (du 19 au 25 avril).

Espiritu del Xare qui nous dépasse sans suer
Le Espiritu del Xare en route pour Antigua

Un peu plus tard, nous partagerons le même coin dans la partie sud de St-Kitts. Et non, on ne nous a pas invités pour un apéro à bord...

Le lendemain, nous l'avons vu tourner vers l'est après Nevis en direction d'Antigua. De notre côté, c'est le volcan de Montserrat qui nous attirait. Les Îles des Antilles sont volcaniques mais ce n'est pas courant qu'ils soient actifs. Montserrat a pourtant vécu des épisodes d'activité depuis 1995. La ville de Plymouth a été touchée et depuis, la pointe sud de l'île est une zone d'exclusion. Le Montserrat Volcano Observatory émet des recommandations sur les zones accessibles (y compris les zones de mer limitrophes). On a eu de la chance de trouver un wifi qui nous a permis d'aller sur le site de l'observatoire et d'y voir que l'état 1 correspondait à un risque minime d'éruption (unrestricted).

On a donc pu dormir sur nos deux oreilles... au pied du volcan Soufrière de Galway, les fumerolles s'échappant de la cime du volcan! Quel spectacle!

Vive la France!

12 April 2017 | Baie de Marigot, St-Martin
Francis, ensoleillé, 26°C
Quel plaisir de goûter enfin les fruits de la civilisation. On a beau les traiter de maudits français quand ils envahissent le Plateau mais il demeure qu'il n'y rien de plus agréable que de s'asseoir sur la terrasse d'un petit bistro, manger du saumon fumé et du chèvre sur une baguette en sirotant un vrai café au lait! Françoise en rêvait depuis près de quatre mois.

Comparativement aux Bahamiens agressifs et aux Dominicains neurotiques, les douaniers Français sont charmants! Mieux encore, on ne les a même pas vus jusqu'avant le jour de notre départ, toutes les procédures de dédouanement se faisant en ligne. Que demander de plus!

La baie de Marigot, devant St-Martin est un carrefour incroyable de bateaux de toutes les nationalités pratiquement cordés les uns sur les autres. Heureusement, le fond en sable donne une bonne prise mais je frémis à la pensée de l'effet domino causé par un derecho (coup de vent difficilement prévisible) balayant les nombreux charters probablement mal ancrés dans la baie. Voici le panorama offert à partir des ruines du Fort St-Louis (une belle petite ascension qui dégourdit nos jambes atrophiées de navigateurs et notre cœur paresseux de petits vieux): Panoramique de la baie de Marigot

Après un ré-approvisionnement bien apprécié par une Françoise au septième ciel (en fait, on était au Super U, équivalent du Carrefour, mais ça sentait comme le septième ciel), on a fait notre clairance de sortie à la gare maritime et préparé la bateau pour la prochaine destination le lendemain: l'île voisine de St-Barthélémy. On s'est promis de revenir l'hiver prochain et explorer plus en profondeur St-Martin et sa voisine siamoise Sint-Marteen (Français et Hollandais se partagent chaque moitié de l'île).

La traversée vers St-Barth a démontré que nous commencions à récolter les fruits de notre labeur puisqu'au lieu d'aller vers l'est comme d'habitude, nous avons pu naviguer au près bon plein avec foc et grand-voile durant la majorité des quarante cinq miles nautiques (quatre vingt kilomètres) de notre route avec un cap franc au sud sud-est, puis un virement de bord au large de St-Barth. Nous étions mercredi et notre arrivée coïncidait avec la fin de la régate hebdomadaire des plaisanciers saintbartois, leurs spis multicolores pleinement déployés. Dommage que ma caméra reflex a rendu l'âme aux Bahamas, c'était une excellente photo à prendre. Mais nous ne perdions rien pour attendre car notre voisin de mouillage dans l'anse du Colombier était Rainbow, le magnifique sloop J-Class de quarante mètres construit par Holland Jachtbouw en 2004 et qui est une reproduction du classique Rainbow original dessiné par le mythique Nat Herreshoff en 1934 pour Harold Vanderbilt .


Rainbow Mk II

Celui-ci se préparait probablement à participer à la régatte classique d'Antigua qui doit se dérouler là-bas la semaine prochaine. Dommage qu'on était si pressé, j'aurais bien donné mon nom pour y être équipier, même si c'était juste pour être du ballast mobile assis sur le rail de fargue. L'an prochain peut-être?

Pour terminer, une autre pano, cette fois de l'anse du Colombier à St-Barthélémy avec les voisins hétéroclites:
Panorama de l'anse de Colombier,
St-Barth
Vessel Name: Mikado III
Vessel Make/Model: Ta Chiao CT-49
Hailing Port: Montreal
Crew: Francoise, Francis & Nadine
About: Friands de voile depuis plus de 25 ans victime de la "maladie du pied" (on en a jamais assez long...) l'équipage de Mikado III rêve de partir enfin à la découverte des eaux turquoises des atolls du Pacifique et faire la connaissance de nouvelles cultures. Accompagnez-nous dans nos aventures.
Extra: Départ de Savannah, GA: 17 Nov. 2016 Destination: Grenades Après, on verra où nous mènera le vent
Mikado III's Photos - Main
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