November 11, 2012,, Fort Lauderdale
Charleston, Oct 24-Nov 2, 2012
For us cruisers, the key to safety is preparation. We take care of the boat with regular maintenance, scheduled refits, believing that it will take care of us in return (i.e. stay afloat and remain a comfortable home while taking us places). We also take great care of watching the weather, choosing routes according to the seasons and watching out for possible storms before setting sail. An eye on the sky and an ear to the weather radio!
Beside sight-seeing, one of the reasons we decided to spend the northern summer and fall cruising the United States' north east was to escape the Caribbean hurricane season. It typically lasts from June to November, the riskiest months being August and September. Occasionally a hurricane will travel as far north as New York (as hurricane Irene did last August) but that's pretty unusual. This year's summer has been exceptionally warm in the US and free of any major storms. We did experience a couple of severe thunderstorms in Washington DC and Newport RI, with winds gusting up to 70 knots, but in each case it only lasted 30 minutes and we were safely anchored, so were never in any danger.
As the season advances, the likelihood of a tropical storm decreases and with the temperatures dropping, we have shifted our focus more on cold frontal systems originating from the Mid-West. The general idea is to either sail south before a front reaches us, or stay put and ride the northwesterns behind it as high pressure builds along the coast.
We left Annapolis on Sunday Oct 21, when the weather was great, but Terry was worried about a cold front coming from the Midwest and we didn't want to get caught in that. It wasn't until we were half way down the Chesapeake Bay that we saw a tropical storm developing near Jamaica in the Caribbean's, and predicted to move slowly north towards Florida within a week. Dilemma was this: did we turn back and wait for the storm to pass and disappear out to sea as most tropical storms do, all the while risking running into the cold front we were trying to avoid, or did we keep going, pushing to the safest harbor while the weather was still good? We knew we had a 3 day window before conditions deteriorated and quickly looking at the charts, we established that we could make it to Charleston, South Carolina, in time. I called the Charleston Harbor Marina and booked a space, and decision was made to keep sailing.
The trip down was windless, sunny and beautiful, which felt weird considering that we were travelling between 2 big lows, we even caught fish (2 tuna fish and a sailfish we released as we don't enjoy eating protected species) so overall had a great time.
We arrived in Charleston on Wednesday Oct 24, a very warm day, welcomed by dolphins frolicking inside the marina (permanent residents we're told), and if it wasn't for the now never ending storm warnings on TV, you'd never have known something terrible was brewing. Sandy, as the storm was now called, was sitting outside Florida and moving north slowly towards the Carolinas. The wind gradually picked up and by the time it reached our latitudes on Saturday Oct 27, the barometer was down to 977mb, we experienced heavy rain and strong gusts, but as the storm was located some 300 miles out to sea we never saw anything over 40 knots.
Obviously we were glad to be in Charleston, had we stayed in Annapolis would have been more traumatic (though they experienced hurricane force winds and rain, our friends didn't suffer any damage I must say.) Most distressing was watching the damage caused by Sandy between New Jersey and Long Island, where other friends on land seriously coped it! To think that a lot of the places we enjoyed this summer have been smashed/wiped/buried is heart breaking. It will take a long time to clean up and recover, and we feel for the American people who have been touched by this tragedy. Thankfully, all our cruising friends in the US we've contacted were safe and counting themselves lucky the storm didn't reach them.
It's November 2nd, the after effects of Sandy here have been very strong and cold winds as frigid air from Canada has been sucked in all week. We've stayed put at the marina, unable to get off the boat for 2 days, as waters from the bay kept breaking over the floating jetty. Basically we're waiting for the gales to die down and the seas to settle enough for our next leg to Savannah, Georgia, 65nm south. I know, it is a short trip, nevertheless we're watching these weather grib files thoroughly, waiting for the perfect window. With less than a month to go until the official end of hurricane season, we like to think that Sandy was the last storm for the year; but one thing we never forget is that safety comes first (yes, before fun!) and we have to remain vigilant no matter what.
(*) Apologies for the delay between posts, I thought it best to mention our Sandy experience sooner rather than later.
Charleston, 24 Octobre-2 Novembre, 2012
Pour nous, naviguer en toute sécurité est une question de préparation. Nous bichonnons le bateau en l'entretenant régulièrement et renouvelant l'équipement en cas de besoin, nous assurant ainsi qu'il nous demeurera fidèle (non seulement en restant à flot et mais aussi un cocon confortable qui nous transporte d'un endroit a l'autre). On surveille également la météo, en choisissant notre route selon les saisons et gardant un œil sur les possibles tempêtes avant d'appareiller. L'œil rive sur le ciel et l'oreille collée a la radio !
A part le tourisme, une des raisons pour laquelle nous avons décidé de naviguer cet été et automne dans le Nord Est des Etats-Unis était d'éviter la saison des cyclones dans les Antilles. Elle dure normalement de Juin à Novembre, Aout et Septembre étant les mois les plus « à risque ». Occasionnellement un cyclone atteint jusqu'à New York (comme le cyclone Irène l'a prouvé en Aout dernier) mais c'est plutôt rare. Cet été il a fait très chaud aux Etats- Unis et les tempêtes se sont faites assez rares. On a fait l'expérience de 2 violents orages à Washington DC et Newport RI, avec des vents de près de 70 nœuds, mais dans les deux cas cela n'a duré qu'une demi-heure et nous étions mouilles en toute sécurité, donc jamais en danger.
Au fur et à mesure que la saison avance, la probabilité d'une tempête tropicale diminue et alors que l'air se refroidit, notre attention se porte plus sur les fronts froids qui se forment dans le Midwest. L'idée est ou de mettre le cap sur le Sud en mettant le plus de distance possible entre la dépression et nous, ou bien attendre qu'elle passe et profiter des vents de nord-ouest qui soufflent derrière résultant d'une zone de haute pression le long de la cote.
Nous avons quitté Annapolis le dimanche 21 Octobre, le temps était superbe, mais Terry s'est inquiété a la vue d'une de ces dépression provenant du Midwest et on ne voulait pas risquer de se faire prendre dedans. Ce n'est qu'une fois à mi-chemin dans la baie de Chesapeake qu'on a vu une tempête tropicale se développer près de la Jamaïque, les experts annonçant une lente trajectoire vers la Floride d'ici une semaine. Le dilemme était le suivant : faisions nous demi-tour et attendions que la tempête passe et disparaisse en mer comme les tempêtes tropicales le font d'habitude, tout en prenant le risque de rencontrer la dépression qu'on essaye d'éviter ; ou continuions nous en mettant le cap sur le port le plus sur pendant que la météo était encore bonne ? Avec 3 jours avant que les conditions ne se détériorent, on a calculé qu'on pouvait atteindre Charleston dans la Caroline du Sud a temps. Par chance on a pu réserver une place à la Charleston Harbor Marina, donc la décision fut prise : on continue droit devant !
Ce fut une navigation parfaite, calme et ensoleillée, ce qui était d'autant plus étrange qu'on se savait naviguer entre 2 grosses dépressions. Nous avons même pêché (2 thons et 1 voilier qu'on a relâché, vu que nous n'aimons pas consommer des espèces protégées), c'est pour dire !
Nous sommes arrivés à Charleston le mercredi 24 octobre, par un jour de grande chaleur, accueillis par des dauphins qui s'amusent dans la marina (des résidents permanents apparemment), et si ce n'était pas pour les avis de tempête en boucle a la télé, qui aurait deviné qu'un drame se profilait à l'horizon ? La tempête maintenant nommée Sandy, était située au large de la Floride et se déplaçait lentement vers la Caroline. Le vent s'est intensifie progressivement et lorsqu'il atteint nos latitudes le samedi 27 octobre, le baromètre avait chuté à 977mb, la pluie n'arrêtait pas de tomber, accompagnée de grosses rafales, mais la tempête demeurant à 300 miles au large, nous avons eu la chance de ne sentir pas plus de 40 nœuds de vent.
De toute évidence nous étions heureux d'être à Charleston, ça aurait été une toute autre histoire si nous étions reste à Annapolis (rassurez-vous, malgré les conditions cycloniques, nos amis la bas s'en sont bien tires). Le plus pénible a été de voir les dégâts causés par Sandy entre le New Jersey et Long Island, ou d'autres de nos amis à terre ont sérieusement souffert ! Ca nous fend le cœur de constater tous ces endroits où nous avons passé de bons moments cet été, détruits, ensevelis, rayes de la carte. Il leur faudra beaucoup de temps pour s'en remettre, et on compatit pour les Américains qui ont été affectés par cette tragédie. Les bateaux amis que nous avons contacté aux US sont tous sains et saufs et soulages de ne pas avoir été sur le passage de la tempête.
Nous sommes le 2 novembre, les séquelles de Sandy cette semaine ont été des vents très forts et froids, causes par l'aspiration d'un air glacial venant du Canada. On est restes à la marina, ne pouvant pas quitter le bateau pendant 2 jours, car les vagues n'arrêtent pas de déferler sur le ponton. En gros, nous attendons que le vent tombe et la mer se calme avant d'entamer notre prochaine navigation vers Savannah, Georgie. Ce n'est qu'une courte distance, 65 miles nautiques, mais on observe les fichiers grib scrupuleusement, guettant la bonne fenêtre météo. La saison des cyclones s'achève officiellement dans moins d'un mois, en théorie Sandy devrait donc être la dernière tempête tropicale cette année, mais n'oublions jamais que la sécurité compte avant tout et qu'il vaut mieux rester vigilants.
(*) Desolee pour le delai entre les billets, je pensais qu'il valait mieux mentionner notre experience Sandy maintenant plutot que dans quelques semaines.
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October 30, 2012,, Charleston, SC, USA
Washington, June 24 - July 8, 2012
Washington is the perfect example of how to combine home schooling and travel. For children and adults alike, the American capital is a living history book, an invitation to discover how the nation was born and what it has done to sustain itself for the past 250 years. Even though, American history is neither on Anne's or Marc's curriculum, we didn't want them to miss out on the educational opportunity. However, with their already heavy schedule (especially Marc's year 8), the challenge was to fit it into the existing program rather than make it another subject.
Anne happened to have an English unit involving finding facts and devising her own museum display. How lucky was that? Marc also had geography and science projects so we ended up "doing research" every day. We became members of the Smithsonian Institution, a research body founded by the bequest of English scientist James Smithson in the mid-1800's, which administers 19 museums here. As requested by the kids, we made multiple visits to the Natural History Museum (Marc was fascinated with bones and forensic anthropology, Anne spent hours in the insect zoo and ocean hall), and the Air and Space Museum ("because it's got awesome big stuff" said Marc). We didn't just do it for the kids though; Terry and I are museum fans and we thoroughly enjoyed the opportunity to wander around some of the best in the world. Honestly, with so much knowledge around, you can't help but feel like your brain is growing. Some museums are easy to understand as they deal with familiar concepts (Air& Space/Natural History/American History...) others are plain quirky ( Spy Museum, Newseum, Crime and Punishment Museum...) or mind bending for us (African Art/ some Asian Art at the Freer and Sackler Galleries/modern and contemporary Art at Hirshhorn Museum...) but we're forcing ourselves (well, I'm pushing the family really) to expand our horizons towards the unfamiliar, since it's all within easy reach. Never will we be surrounded by so much knowledge!
And I haven't even touched on the monuments and the government buildings. The children already knew of most of them, courtesy of international news and Hollywood movies ( the White House of course, the Capitol Building in Die Hard 4, the Library of Congress in National Treasure, or the Lincoln Memorial in Transformers ...) So walking around the landmarks for them is pretty much like wandering around a film set, learning a lot along the way about all the conflicts that fashioned this country: from the Revolutionary War to the Vietnam War, thru the Civil War, War of 1812 or the civil rights fights. I was a little worried at first that they would find these excursions boring, but they seemed to embrace the experience with as much enthusiasm as the rest of us which is a credit to them as we set up a fairly hectic schedule that first week. A typical day would run something like this: out at 9am, catch the metro to Capitol South, visit the Library of Congress (the largest in the world!), US Supreme Court, guided tour of Capitol Building, lunch at the Capitol cafeteria (amongst politicians and tourists!), afternoon at the Air and Space Museum, 8pm dinner at the fish market! On the occasions where we couldn't all agree on what to see, we'd split up. So while Terry and Marc travelled to the Steven F. Udvar-Hazy Center one day (what a name, but he's the sponsor of this offshoot of the Air and Space museum, located near Dulles Airport) to look at over 80 aircrafts and space memorabilia that couldn't fit in the Mall's museum (including the shuttle Challenger, no less), Anne and I had a girl's day. No manicure and high tea for us; instead I walked/she biked around the Tidal Basin, visiting 3 memorials ( Jefferson, FDR, MLK), we picnicked on the Mall, spent the afternoon at the National Art Gallery and the American Indian Museum.
It sounds like a busy time, and indeed it was, as we were also pushing the kids to complete their school work in the morning. Being in the height of summer holiday, the most popular sights were crowded and some required queuing for tickets (even though admission was free, tickets are still required, presumably for crowd control, sorry, management!) Still, both loved it, Marc wishing Australia had a place like this (I'm afraid Canberra doesn't compare!), and Anne thinking it must be cool to grow up here and go on school excursions all the time. When information overload struck, we changed tack and took the dinghy up to upscale Georgetown for a spot of shopping and a movie, or rode the metro across the Potomac to mingle with locals at the Pentagon City Mall (after dragging the troops to the Arlington Cemetery on the way!)
Our pace slowed down the second week mostly due to a severe heatwave which hit the eastern US. As no one was keen on venturing out by 40deg heat (the mercury hit 104F!), we settled for ½ days excursions choosing amongst the museums we hadn't yet seen. We lost ourselves in the myriads of rooms at the Museum of American Art and National Portrait Gallery; Anne and I were kept entertained for hours at the National Building Museum (her with Legos, I with an exhibition on residential architecture, I'm afraid Terry and Marc were bored); while Marc would not leave the Bureau of Engraving and Printing until the security guard escorted him out (all this money!!!). We spent our last sightseeing afternoon at the US Holocaust memorial Museum, the most unsettling museum in DC. Commonly taught in French schools, this tragic part of the world history was foreign to Marc and Anne (isn't it part of the history course in Australian schools?) and this was the perfect opportunity for them to discover. As heart wrenching as some of the exhibits are, they present a comprehensive history of the Holocaust which the children proved very keen on learning about. Both studied every photo, artifacts and films, and kept unusually quiet for a very long time.
And this wraps up our stay in DC. We came to Washington for its iconic status, wanting to get a taste of the magnitude of ideas on which America was formed. The Smithsonian museums were a big draw as well and we tried to fit in as many visits as we could. There are many more sights we didn't get to, but I don't think we could have taken in any more. I feel that our brains have been challenged enough, hopefully even grew a little.
Washington, 24 Juin - 8 Juillet, 2012
Washington est la parfaite occasion pour conjuguer voyage et école. Que l'on soit adulte ou enfant, la capitale américaine est un livre d'histoire vivante, une invitation à découvrir la naissance d'une nation et les moyens qu'elle se donne pour survivre depuis 250 ans. Même si l'histoire américaine ne fait pas partie du programme scolaire de Marc et Anne, on ne voulait pas qu'ils ratent cette opportunité pédagogique. Le challenge cependant était de trouver un créneau dans leur emploi du temps déjà charge (surtout Marc en 4eme).
Comme par hasard Anne avait un expose d'anglais nécessitant des recherches et la création de sa propre exposition de musée. Quelle chance non ? Marc aussi avait un projet de géographie et de science, on a donc fini par faire des recherches tous les jours. Nous avons adhéré à la Smithsonian Institution, un corps de recherche fonde suite au legs du scientifique anglais John Smithson dans les années 1800, et qui gère 19 musées ici.
A la demande des enfants, nous avons fait de multiples visites au musée d'Histoire naturelle (Marc était fascine par les os et l'anthropologie légale, Anne a passé des heures dans la section d'entomologie - les insectes- et océanographique) et au musée de l'Air et l'Espace (« à cause des énormes trucs géniaux » dit Marc). On ne l'a pas fait que pour les enfants, Terry et moi sommes des passionnés de musées et nous avons voulu profiter d'avoir accès aux meilleurs établissements dans le monde. Franchement, quand on est entourés par tant de connaissances, on ne peut s'empêcher de vouloir se cultiver. Certains musées traitant des sujets familiers sont faciles à aborder (Air et Espace, Histoire naturelle, Histoire Américaine...), certains sont originaux ( le musée de l'espionnage, le Newseum, le musée du crime et châtiment !) tandis que d'autres mettent nos méninges a l'épreuve ( Art Africain/ du très bel art asiatique aux galeries Freer et Sackler/ art moderne et contemporain au musée Hirshhorn...) ; mais on s'obstine (ou plutôt je force la famille) a étendre notre horizon intellectuel, surtout quand tant de savoir est a portée de main. Ça n'arrive pas tous les jours !
Et je n'ai pas encore mentionne les monuments et divers édifices publics. Les enfants connaissent la plupart d'entre eux, grâce aux nouvelles et aux films d'Hollywood ( la Maison Blanche évidemment, le Capitole dans Die Hard 4, la Bibliothèque du Congres dans National Treasure, ou bien le Lincoln Mémorial dans Transformers...) Pour eux, une ballade parmi les sites équivaut a une visite sur un plateau de cinéma, tout en apprenant les détails des conflits qui ont formé ce pays : de la guerre d'Independance a la guerre du Vietnam, en passant par la Guerre Civile, la Guerre de 1812, l'esclavage ou encore la lutte pour les droits civils. J'étais un peu inquiète au début, en pensant qu'ils trouveraient ces excursions ennuyeuses, mais ils ont eu l'air d'apprécier cette expérience avec autant d'enthousiasme que nous, ce qui est tout à leur honneur vu le rythme qu'on leur a imposé la première semaine. Rejoignez-nous pour une journée typique : dehors à 9h, métro jusqu'à Capitol South, visite de la Bibliothèque du Congrès (la plus grande au monde !), la Cour Suprême, visite guidée du Capitole, déjeuner a la cafeteria du Capitole (parmi les politiciens et les touristes), après-midi au musée de l'Air et de l'Espace, diner à 20h au Fish market. Les rares fois où on ne pouvait pas se mettre d'accord, on s'est divises en 2 groupes. Ainsi, quand Terry et Marc se sont rendus un jour au centre Steven F. Udvar-Hazy (oui, quel nom, mais c ;est le mécène de cette « succursale » du musée de l'Air et de L'espace située près de l'aéroport de Washington), qui abrite plus de 80 avions et des souvenirs de l'espace qui sont trop volumineux pour le musée du Mall ( y compris la navette Challenger !), Anne et moi avons passé une journée entre filles. Cependant, pas de manucure et salon de thé pour nous ; nous avons marche/fait du vélo autour du Tidal Basin, fait le tour de 3 mémorials (Jefferson, Franklin Delano Roosevelt, Martin Luther King), pique-nique sur le Mall, après-midi à la National Art Gallery et au American Indian Museum.
On a donc eu une période très chargée, d'autant plus que nous avons pousse les enfants à faire l'école tous les matins. Vu que nous sommes en pleine période estivale, les sites les plus fréquentés sont bondes et il faut faire la queue pour certains afin d'obtenir des billets d'entrée (même si l'admission est gratuite, les tickets d'entrée sont nécessaires pour contrôler- pardon, gérer- la foule !). Ils adorent quand même, Marc se demandant pourquoi l'Australie n'a pas une ville comme ça (Canberra ne compte pas), et Anne enviant les étudiants qui (elle pense) doivent sortir en excursions régulièrement. Et quand la surcharge d'information nous a frappé, on a changé de tactique et pris l'annexe pour une ballade a Georgetown pour un peu de shopping et un film, ou aussi traverse le Potomac en métro pour joindre les banlieusards au centre commercial du Pentagone (après avoir traine les troupes au cimetière d'Arlington en chemin !).
Notre rythme s'est ralenti la deuxième semaine, due notamment à une sévère canicule qui a frappé la côte est des USA. Comme personne n'était chaud (jeu de mot !) pour sortir par 40 degrés à l'ombre, nous avons opté pour des demi-journées passées dans des musées que nous n'avions pas encore visites. Nous nous sommes perdus dans les innombrables salles du musée d'Art Américain et la Galerie national des portraits ; Anne et moi nous sommes diverties pendant des heures au National Building Museum (elle avec des legos, moi dans une expo sur l'architecture résidentielle, j'ai bien peur que Marc et Terry se sont ennuyés) ; alors que Marc a refusé de quitter le Bureau of Engraving & Printing et s'est fait escorter par un agent de sécurité (tout cet argent !). Notre dernière après-midi s'est passées au US Holocauste Mémorial Museum, le musée le plus bouleversant dans tout DC. L'Holocauste est couramment enseigne dans les écoles françaises, bizarrement Marc et Anne en ont à peine entendu parler (ce n'est pas dans le programme australien ?), donc c'était la parfaite occasion pour eux d'étudier cette sombre période de l'histoire moderne. Aussi déchirantes qu'elles soient, les pièces exposées au musée retracent en détail l'histoire de l'Holocauste, de la montée du nazisme à la création de l'Etat d'Israël, qui a contre toute attente « fascine » les enfants. Tous les deux ont examiné toutes les photos, objets, et films, pendant des heures et sont restes bien calmes très longtemps après.
Voilà donc pour notre séjour culturel à Washington DC. Le statut légendaire de la ville nous a attiré, voulant découvrir pour nous-mêmes l'ampleur des idées qui ont formées l'Amérique. Les musées du Smithsonian étaient une attraction majeure et nous avons tentes d'en voir le plus possible. Il reste beaucoup d'autres choses à visiter, mais on ne peut pas tout faire. Notre cerveau a fait assez d'effort comme ça, j'aime même penser qu'on est un peu plus intelligents.
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October 25, 2012,, Charleston, SC, USA
Washington DC, June 24-July 8, 2012
Our last visit to the nation's capital dates back to 1994, when we combined a brief stopover on our way to France. I remember staying in a bland hotel room near the airport, struggling with traffic to drive into the city and walk for miles to visit the sights.
This time could not be more different. Let's start with our anchorage: we have gone as far as we can go into the Washington Channel which runs parallel to the Potomac River, only separated by the East Potomac Park. We are parked opposite the Capital Yacht Club, and while technically the anchorage is free, the use of the club's facility ashore is not. $16 per day grants us temporary membership, which not only allows us to leave our dinghy at their secure dock, but also includes access to the clubhouse, with its air conditioned bar and meeting rooms, library, kitchen, laundry, and WIFI. The CYC is home to a lot of live-aboards who seem very happy to meet visitors, and within 10 minutes of checking in, the kids have made new friends, I've been given directions to the various sites and invited to a sunset BBQ. A quick glance next door at the fish market and its dazzling array of crabs, shrimps and fish from virtually anywhere in the country, and I know we'd be in for a treat for the next 2 weeks!
Washington is one of the very few capital cities of the world founded expressly as a seat of government and as a centre for international representation, after severing its ties with England (Australia's Canberra is another one). George Washington himself is said to have picked the site, which was once swamp grounds embraced by 2 rivers: the Potomac on one side, the Anacostia on the other. He hired a French-born architect, Pierre Charles L'Enfant, to plan out the new city. L'Enfant's vision was to select important sites for principal buildings based on the order of their importance, starting with the Capitol and the White House. He devised roads linking these sites to include broad radiating avenues converging into circular intersections where to erect statues in parks. Influenced strongly by the Baroque style of Versailles and Paris, so prevalent in the late 18th century, a lot of the original buildings reflect the grandeur of the architect's ambition for the city. After a few disagreements, he was fired by Washington but his plans were pretty much followed throughout the building of the city. Countless books are devoted to the city's architecture, so I won't bore you with the details, but I mention L'Enfant's influence as the likely reason this city doesn't look or feel like any other US cities we've been to: walking around all these beautiful buildings and parks almost feels as if we're in Paris!
And walking, we do. We're only a 10 minute walk to the National Mall, this 2-mile long strip of open land that stretches from the Capitol Building to the Lincoln Memorial. Most attractions (museums and memorials) are located nearby, the White House is within walking distance, and in fact the week end we arrive, the Smithsonian Folklife Festival (some multicultural art and craft festival) is also setting up as part of the July 4th festivities. There is no doubt that this is a place with lots to see and do: more than 300 memorials and statues are erected in DC, from the grand and inspiring (such as the Lincoln and Jefferson Memorials) to the minor and obscure (like Japanese pagodas or memorial benches in parks). Then you have the collection of museums forming part of the Smithsonian Institution. Getting around the city is incredibly easy, walking or biking. If we have to go further, we catch the Metro, which is clean and easy. Did I say it feels like Paris, with only a fraction of the people and traffic, and free stuff!!
Ah, the free stuff. This must be the best part about visiting Washington: from strolling past the landmarks, touring inside government buildings or spend hours gawking at dinosaurs... we really intent to make the most of our time here, we arm ourselves with 2 guide books: "Washington DC for kids" which I pass on to Marc and Anne so they can read and decide what they want to see, and "Photographing Washington DC" for myself to practise my camera technique on all these statues!
La dernière fois que nous avons visité la capitale américaine c'était en 1994, lors d'une brève étape en route pour la France. Je me souviens d'une chambre d'hôtel impersonnelle proche de l'aéroport, d'embouteillages monstres pour aller en ville et des promenades interminables autour des sites touristiques.
Cette fois, nous faisons les choses différemment. Commençons par le mouillage : nous sommes allés jusqu'au bout du chenal de Washington qui longe le Potomac, séparé par le parc East Potomac. Notre emplacement est juste en face du Capital Yacht Club (CYC), et bien qu'en principe le mouillage soit gratuit, il n'en est pas de même pour l'accès au club. L'adhésion temporaire nous coute $16 par jour, ce qui n'est pas cher vu que ça nous donne accès au ponton des annexes qui est sécurisé, ainsi qu'au club et son bar climatise, ses salons, sa bibliothèque, cuisine, buanderie et l'indispensable WIFI. Le CYC héberge pas mal de plaisanciers vivant à bord qui semblent très heureux de rencontrer des nouveaux arrivants, et 10 minutes après notre arrivée, les enfants se sont fait des copains, j'ai les directions pour les monuments et une invitation pour un BBQ sur le quai. Un coup d'œil rapide au fish market avoisinant et son choix impressionnant de crabes, crevettes, et poissons, et je suis convaincue que les 2 semaines à venir vont être un vrai plaisir!
Washington est une des capitales dans le monde qui aient été fondées expressément pour être un siège gouvernementale et le centre de représentation internationale, après avoir rompu ses liens avec l'Angleterre (Canberra en Australie en est un autre exemple). Apparemment George Washington lui-même a choisi l'emplacement pour la ville, alors que ce n'était qu'une étendue de marécages, entourée par 2 rivières : le Potomac d'un cote, l'Anascotia de l'autre. Il engagea un architecte français, Pierre Charles L'enfant, le chargeant de la planification de la nouvelle cite. L'idée de L'Enfant était de choisir des sites importants pour les bâtiments les plus importants, à commencer par le Capitole et la Maison Blanche. Le système routier qu'il élabora pour relier ces sites comprenait de larges avenues convergeant sur des ronds-points abritant des statues dans des parcs. Influence par le style baroque de Versailles et Paris (en vogue à la fin du 18eme siècle), beaucoup d'édifices reflètent les ambitions que l'architecte avait pour la ville. Malheureusement pour lui, il fut congédié par Washington après plusieurs désaccords, mais ses plans furent quand même utilises pour la construction de la ville. On trouve une multitude de livres sur l'architecture urbaine de Washington, je ne vais donc pas entrer dans plus de détails, mais je voulais juste mentionner l'influence de l'Enfant car c'est sans doute la raison pour laquelle cette ville ne ressemble à aucune autre ville américaine : en fait, quand on se ballade parmi ces magnifiques édifices et parcs, on se croirait à Paris !
Et pour marcher, on marche. Nous ne sommes qu'a 10 minutes à pied du National Mall, cette bande d'espace vert qui s'étend sur 2 miles et relie le Capitole au Lincoln Mémorial. La majorité des attractions (musées et monuments) sont situées le long du Mall, la Maison Blanche n'en est pas très éloignée, et lors de notre arrivée le Smithsonian Folklife Festival (un festival d'artisanat multiculturel) s'y installait pour une durée de 10 jours, faisant partie des festivités du 4 Juillet (Independance Day). Il n'y a pas de doute, il y a beaucoup de choses à voir et à faire ici : plus de 300 statues et monuments sont érigés a DC, du grandiose et stimulant (comme le Lincoln et Jefferson Mémorial) au moins important et parfois étrange (tels les pagodes japonaises ou des bancs dans des parcs publics). Et on ne parle pas de la collection du Smithsonian ! Se déplacer dans la ville est incroyablement facile : on marche ou on fait du vélo. Si on doit aller plus loin, on prend le métro. Ai-je déjà mentionne Paris ? Moins la foule et les embouteillages et plein de trucs gratuits !!!!
Ah, les bons plans, ça doit être ce qu'il y a de mieux à Washington: entre les promenades autour des monuments, les visites des édifices gouvernementaux ou encore des heures passées a regarder des dinosaures...nous avons l'intention d'en profiter à fond et nous armons de 2 guides : « Washington DC pour les enfants » que je passe à Marc et Anne pour qu'ils décident ce qu'ils veulent voir, et « Photographier Washington DC » pour m'entrainer à prendre toutes ces statues !
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October 17, 2012,, Edgewater, MD
Washington, June 24-July 8, 2012
June 24th, 3am, and I hear Terry pulling up anchor.
A few days earlier, we read the fine print in the cruising guide book and realised that the span of the last bridge before Washington DC, the Woodrow Wilson Memorial Bridge, wasn't high enough for our mast. After, the drama of Quantico power lines, I started to panic, but on further investigation, all that was necessary was to request a bridge opening 12 hours in advance. It sounded quite easy, considering that the bridge carries 2 major highways ( I-95 and I-495) spanning across the Potomac River between the city of Alexandria in Virginia and Oxon Hill in Maryland. By Interstate standards, all bridges in the US Interstate Highway System must be fixed so as not to interfere with traffic flow, however a handful of movable bridges remain, the Wilson drawbridge being one of them. The original 6 lane structure was opened in 1961 but had to be extended in the 2000s to 12 lanes and the span increased to 75 feet (24 metres) to restrict the openings from 260 to 60 per year. Still, in order to reduce the inconvenience to traffic, the opening hours are restricted from midnight to 5am. Bracing myself for a major exercise (and expense), I called the bridge attendant, Steve, who very nicely told me that would not be a problem but really he needed at least 48 hours as maintenance work was being done on the bridge. So, the date was set for Sunday morning all that was required was to show up on time, no paperwork needed and no charge!
It was a perfect morning, started in the still darkness of the Potomac River; we approached the bridge led by the lights of the Washington monument in the distance. The early Sunday morning traffic was very light and as we were the only boat transiting, we hoped to be through in a few minutes. We did, and I can't describe the feeling when the bridge opened up revealing a clear path towards the city: we passed the old town of Alexandria and Ronal Reagan Airport on our port (left), army base quarters on our starboard, then as I turned back towards the bridge, I gasped. One of the road panels was still up, obviously something was wrong. The sun was now up and vehicles were lined across the whole width of the bridge and beyond. As we turned towards the Washington Channel past Hains Point, a good 30 minutes later, I caught a last glimpse of the broken down bridge and the traffic jam, feeling bad and thinking "So much for trying to reduce the inconvenience!". Terry thought it was funny though; just think that VOAHANGY brought Washington to a standstill!!
PS: This little incident didn't make the news, and the bridge did close after all (don't know how long it took though).
Washington, 24 Juin 2012
On est dimanche 24 Juin, il est 3 heures du matin et j'entends Terry remonter l'ancre.
Il y a quelques jours, nous avons relu le guide nautique et réalisé que la hauteur du Woodrow Wilson mémorial bridge, le dernier pont avant Washington, n'est pas assez pour notre mat. Apres le drame des câbles électriques de Quantico, j'ai commencé à panique, mais après quelques enquêtes, il s'avère qu'il suffit de faire une demande la veille pour une levée du pont. C'était étonnamment facile, vu que le pont supporte 2 autoroutes (I-95 et I-495) qui traversent le fleuve Potomac entre Alexandria en Virginie et Oxon Hill dans le Maryland. Selon les critères des autoroutes, tous les ponts faisant partie du US Highway Interstate System doivent être fixes, afin de ne pas interrompre le trafic routier, cependant quelques pont demeurent mobiles, y compris le pont Wilson qui est à bascule. La structure d'origine a été inaugurée en 1961 avec 6 voies, et a du être agrandie dans les années 2000 pour contenir 12 voies et une travée de 24 mètres pour réduire le nombre d'ouvertures de 260 à 60 fois par an. Les heures d'ouvertures sont quand même limitées entre minuit et 5h du matin pour minimiser les perturbations. J'étais prête a une expérience traumatisante (sans parler du cout), mais le préposé, Steve, a été charmant et m'a assuré que ça ne poserait aucun problème, il avait juste besoin de 48h de préavis pour réorganiser les travaux de maintenance sur le pont. Rendez-vous fut donc pris pour le dimanche matin, il fallait juste nous présenter à l'heure, pas de formulaires à remplir et en plus c'est gratuit !
C'est donc dans le noir complet que nous avons commencé notre approche du pont, guides par les lumières du Washington monument à l'horizon. La circulation en ce dimanche matin était très fluide, et comme nous étions le seul bateau en transit, on espérait passer rapidement. Ce fut chose faite, et quelle sensation quand le pont s'est ouvert nous laissant le passage vers la ville : on a eu le temps d'admirer la vielle ville d'Alexandria et l'aéroport de Ronald Reagan sur bâbord (à gauche), la base militaire sur tribord, et quelle n'était pas ma surprise quand je me suis retournée. L'un des panneaux du pont n'était toujours pas rabaisse, problème mécanique de toute évidence. Il faisait grand jour maintenant et une longue file de véhicules se profilait sur toute la largeur du pont. Alors que nous contournions Hains Point pour entrer dans le Washington Channel, une bonne demi-heure plus tard, j'ai entrevu pour la dernière fois ce pont en panne et l'embouteillage, m'en voulant un peu d'avoir créé un tel tracas. Terry lui a trouvé ça drôle, l'idée que VOAHANGY a paralyse Washington !
PS : ce petit incident n'a même pas défrayé la chronique et le pont s'est bien ferme finalement (quoiqu'on ne sache pas quand !)
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September 28, 2012,, Annapolis
Chesapeake and Delaware Bay, June 18- July 12, 2012
It was a very easy trip from Port Canaveral to Chesapeake Bay. The initial plan was to stop along the coast and visit places like Savannah (GA) and Charleston, but the weather was too good "to waste" and we went as far as we could with it. With hardly any wind and the Gulf Stream pushing us along with extra 2-3 knots, we motored half the time, aided by a combination of main sail and head sail.
We even caught 2 mahi-mahi, first fish in 3 months!! Could our luck be changing?
The Chesapeake Bay has been a long dreamed of destination, ever since I read James Michener's Chesapeake novel 25 years ago. He evoked a place rich in wildlife, mystery, the theatre of so many conflicts and triumphs that accompanied the building of the nation...the history buff that I am had to go there ( not to mention the prospect of sampling the famous crabs!)
First thing we noticed is how HOT the weather in the Bay is. HOT, hazy, and humid! The Bay itself is HUGE, busy with container ships at the entrance (most heading to Norfolk, VA), then as you go further north, it's mainly tug boats, barges, and coast guards. We have barely seen any yachts! The river is so wide, as we stick to the main channel in the middle, you can't see the shores either sides!
And the flies!!! Sand flies, marsh flies, dragon flies, any kind of flies, they're all here annoying us. Everyone is kept busy zapping them with our rackets. Kids are begging for air con, but since we're motoring during the day, there's no need to run the generator at night. So we put up with the heat and the bugs. I have to say, nights are cool, and it's a nice change from muggy Florida!
What would a Steen cruise be without a river expedition? Back in 2008, we travelled up the Amazon, in Brazil, this time we decided on the Potomac River. It's not as grand and as long, but it's still a 200nm round trip which takes 3 days to cruise up to Washington. It's full of challenges: narrow channels, shallow waters, fixed bridges (135ft/33m clearance), and our personal favourite, overhead power cables near Quantico with confusing instructions. The chart said 70ft safe clearance with 170ft in the main channel. What does this mean when your mast is 100ft tall??? Lots of stress trying to gain local knowledge on the VHF and phone, with no one really knowing (or willing to stick their neck out giving advice) if it was safe to go under or not. In the end, we launched the dinghy with Terry and Marc in it, so they could check the mast clearance from the distance (you need an angled view). I steered the boat under the cables (shaky hands and butterflies included) according to Terry's instructions, ready to reverse in a hurry if it looked dodgy. As it turned out, we had 30ft clearance, so it was all drama for nothing. The episode took its toll on Marc though, who had scary visions of the boat touching the high voltage cable, and Anne and I being fried! "And what are we doing all this crazy stuff for?" Well, to reach the nation's capital my son!!!
The rest of the trip was uneventful; we stopped overnight opposite Mt Vernon estate, home of G. Washington. With not enough time to go ashore, and hailed on VHF by Bob, dock master, who had listened to the power cable drama, we made a date to stop on the way back from Washington DC.
Fast forward 2 weeks later, we are heading back down: as arranged we stopped at Mt Vernon, for an inspirational visit of Washington estate. The 2nd most visited home in the USA, it is wonderfully maintained, the buildings are made out of wood and made to look like sandstones (an unusual process in the old days in Virginia, called rustication) Washington's life was an extraordinary one, and learning everything he did for the nation, I can't help compare him with other revolutionaries such as Caesar or Napoleon who were not (it seems) so selfless. Unfortunately our visit was cut short by a big thunderstorm, so we had to rush back to the boat across the river.
The rest of the cruise down the Potomac was problem free (passed under the infamous Quantico power lines, no hassles), then as we were going under the xxxx bridge, we were hailed on the VHF by 'Range control boat" advising us that the "range is hot today, navy shooting exercise on all day, so listen to strict instructions to navigate unless you want to become a moving target!" What ensued were complex instructions to follow buoys of different colours for approx. 10 miles, to stay out of the navy's way, all the while listening to heavy gun fire as boats were shooting at each other across the river. So much for a peaceful cruise! It was a smooth enough passage though, until we reached the Chesapeake Bay and seas got rough for a while, but all was well when we pulled into Solomons Island.
Solomons was very quiet, with not much there to do, beside hide in the protected creeks, and socialise at the SIYC, very friendly and welcoming!! We picked up fuel and water (first fill in 2 ½ weeks!), walked around the river boardwalk, and not much else.
Then it was on to St Michaels on the eastern shore: once a waterman's enclave, it is a very quaint town, full of nice shops, restaurants, and the best part is the Chesapeake Bay Maritime Museum (CBMM). That was a hit with Terry: all about old wooden boats, oyster and crab fishing, history of the bay...Such a charming place, laid back, and lots of crab eating!!!! Sadly, I'm the only one who eats the stuff, the rest just wanted burgers!
Pushing north, we sailed past typical Chesapeake Bay scenery: tree lined heights, fertile croplands that give way to rolling green shores, where gorgeous homes (some old, some modern) and farm estates overlook waters that were once nautical highways of the Colonial era. This is such a beautiful area, with extensive cruising options at your fingertip, large cities and airports within a short drive, Terry and I started thinking how nice it must be to live here! Leaving Annapolis and Baltimore to our port, we headed for the Chesapeake and Delaware (C&D) Canal: the 12 mile long cut, provides a safe and timesaving passage between Delaware Bay and Chesapeake Bay, sparing us a 300 mile trip out in the open ocean. The pilot book mentions 15 tons of cargo passing thru each year, and hundreds of ships, tugs, barges transiting monthly but we found it surprisingly quiet, with only a handful of recreational boats. Still, we had to keep our wits with 6 bridges to go under, all reported to be 130-140ft clearance, also power lines...we cleared OK, but still found it nerve wrecking when you go under and you can't tell!
Finally on the other side, Delaware Bay opened up. I have only one word for it: bleak!!! All swamp, flat lowlands, murky water, and strong currents. The only place to anchor after 10 hours of navigation was 3 miles south of the canal, in a shallow "pond" behind an old dike, in which a cut had been blown to allow for boat access. The view was stupendous, overlooking a nuclear plant!!! If you believe the pilot book, from here to Sandy Hook and the entrance to New York Harbour, lie some of the most underrated bodies of water. Hmmmm. Someone needs to convince us; in the meantime we headed out to sea, glad to be back in open waters for the first time in a month.
Next stop: New York City!
Chesapeake et Delaware Bay, Juin 18 - Juillet 12, 2012
Navigation très agréable entre Port Canaveral et Chesapeake Bay. On avait prévu de faire escale le long de la cote et visiter Savannah (Géorgie) et Charleston (Caroline du Sud), mais la fenêtre météo était trop bonne et on a décidé d'en profiter pour aller le plus loin possible. Avec très peu de vent et le Gulf Stream nous procurant 2-3 nœuds de rab, nous avons été au moteur la plupart du temps, aides par la grand-voile et le génois. On a même pêche 2 dorades coryphènes, nos premiers poissons en 3 mois !! On redevient chanceux ?
La Baie de Chesapeake est une destination dont je rêve depuis longtemps, après avoir lu le roman du même nom par James Michener il y a 25 ans. Il y évoquait une région ou la faune y foisonnait, pleine de mystère, la scène de tant de conflits et de victoires qui ont forge la construction de ce pays... la fana d'histoire que je suis n'a pas pu résister, et nous y voilà (sans mentionner la dégustation des fameux crabes locaux !)
La première chose à signaler, c'est qu'il fait très chaud. Chaud, brumeux et terriblement humide ! La baie elle-même est ENORME, bourrée de cargos a l'entrée (la plupart font cap sur Norfolk, Virginia), mais au fur et à mesure qu'on navigue vers le nord, on n'a plus affaire qu'a des bateaux pilotes, des péniches et les gardes côtes. Les voiliers sont étonnamment rares ! En fait le fleuve est tellement vaste, qu'en naviguant au milieu du chenal, on n'aperçoit même pas les rives !
Et les mouches !!! Entre les nonos, les taons, les libellules, tous les types de mouches sont là pour vous agacer. On s'affaire tous à les zapper avec les raquettes électriques. Les enfants nous supplient de mettre la climat en route, mais comme on est au moteur toute la journée, on n'a pas besoin de démarrer le groupe électrogène le soir. Donc pas de clim, tant pis, on fait avec la chaleur et les insectes. Il faut dire que les nuits sont fraiches, ce qui nous change de la moiteur de la Floride.
Alors, que serait une croisière Steen sans une expédition fluviale ? En 2008, nous avions navigue l'Amazone au Brésil, eh bien cette fois nous avons décidé de « faire » le Potomac. Ce fleuve n'est pas aussi grandiose et aussi long, mais il totalise quand même 200 miles nautiques, qui demandent 3 jours de navigation jusqu'à Washington DC. Ce n'est pas sans challenges : le chenal est étroit par endroits, les fonds peux profonds, les ponts fixes (hauteur maximum 33 mètres), et notre défi préféré : les câbles électriques près de Quantico accompagnes par des instructions déroutantes. La carte indique une hauteur sure de 23m avec 45m au milieu du chenal. C'est bien beau tout ça, mais qu'est-ce que ça veut dire quand notre mat fait 30 mètres de haut ? Je ne vous dis pas le stress à essayer de se renseigner par VHF et par téléphone, sans que personne ne puisse nous confirmer si on passerait ou pas (ou ne veuille se risquer à donner un avis, au cas où on leur fasse un procès !) On finira par mettre l'annexe à l'eau, avec Terry et Marc a bord, pour qu'ils puissent vérifier de loin la hauteur du mat (il faut un certain angle de vue). Pour ma part, je suis restée aux commandes, les mains tremblantes et l'estomac noue, manouvrant le cata sous les câbles, l'œil rive sur Terry, prête à faire marche arrière rapidos si besoin était. Il s'est avéré qu'on avait une marge d'environ 10 mètres, impossible à déceler depuis le bateau, donc on s'est inquiété pour rien. N'empêche que cet épisode a bien secoue Marc qui s'est fait peur en imaginant le bateau touchant les câbles, grillant Anne et moi « Et pourquoi on prend des risques fous comme ça ?? » Ben, pour atteindre la capitale, voyons !!
Le reste du voyage s'est déroulé sans problèmes, avec une escale d'une nuit en face de Mt Vernon Estate, demeure de George Washington. Le dock master qui avait écouté sur VHF le drame des câbles électriques nous a invités à nous rendre à terre, mais ne disposant que de peu de temps, on a pris rendez-vous pour une visite à notre retour de Washington DC.
Avançons 2 semaines plus tard, et nous voilà de retour : comme prévu, nous nous sommes arrêtés a Mt Vernon pour une visite très inspirante de la propriété de Washington. La deuxième demeure la plus visitée des Etats-Unis, elle est merveilleusement entretenue, construite en bois mais les façades sont peintes de telles façons qu'on dirait des pierres (un procédé nomme urtication, inhabituel en Virginie a l'époque) Un des pères de la Révolution Américaine, Washington a mené une vie extraordinaire et rien que de lire ses exploits pour la nation, on en vient à le comparer à d'autres révolutionnaires tels César ou Napoléon qui semblent avoir été plus mégalos. Malheureusement notre visite a été écourtée par un violent orage, qui nous a forces à nous ruer au bateau mouille de l'autre cote du fleuve.
Le reste de la croisière le long du Potomac s'est passée sans évènement (les câbles électriques de Quantico nous ont semblé bien inoffensifs), jusqu'au pont de ???, ou le « contrôleur de la zone de tir » nous a appelé sur la VHF pour nous prévenir que « vous entrez dans la zone de tir de la Marine, et aujourd'hui c'est une journée d'entrainement, alors suivez nos instructions au plus près si vous ne voulez pas devenir une cible ! ». S'ensuivirent des instructions assez compliquées pour suivre des bouées de différentes couleurs pendant au moins 10 miles afin de rester en dehors du champ de la marine, tout en écoutant les incessants coups de feu des navires qui se tiraient dessus en plein milieu du fleuve. Tu parles d'une croisière paisible ! Le reste de la navigation était plus calme, hormis l'embouchure sur la Chesapeake ou on a rencontré une mer assez agitée, mais cela n'a duré qu'une heure ou deux, le temps de rallier Solomons Island plus au nord.
Solomons était effectivement très calme, un bras de rivière ou il n'y a pas grand-chose à faire si ce n'est mouiller dans des criques très protégées et boire un verre au Solomons Island Yacht Club, qui nous a réservé un accueil très chaleureux ! Petite escale sympa, le temps de refaire le plein de gasoil et d'eau (pour la première fois en 2 semaines ½), une petite balade le long de l'esplanade, et voilà.
Puis ce fut St Michael, sur la rive est : autrefois une enclave pour les water men (pêcheurs locaux), c'est une petite bourgade adorable, regorgeant de boutiques de décorations, restaurants de fruits de mer, et le fameux Musée Maritime de la Baie de Chesapeake (CBMM). Franc succès avec Terry : le musée est spécialiste des bateaux en bois, l'histoire de l'ostréiculture locale, ainsi que la pêche aux crabes, ...Nous avons adore cet endroit, pour son atmosphère décontractée ainsi que ses plats de crabes !! Malheureusement je suis la seule à apprécier la gastronomie locale, les autres préfèrent des hamburgers !!
En continuant vers le Nord, le paysage typique Chesapeake défile : des collines bordées d'arbres, des champs fertiles qui cèdent la place à des rivages verdoyants, ou trônent des demeures magnifiques (certaines ancestrales, d'autres plus modernes) et des domaines surplombant un fleuve qui fut l'autoroute maritime de la période coloniale. C'est une région vraiment belle, un paradis pour la plaisance, facile d'accès depuis les grandes villes et les aéroports, à tel point qu'avec Terry on se plairait bien à vivre ici ! Laissant Annapolis et Baltimore sur notre bâbord (à gauche), nous avons bifurque vers le canal Chesapeake & Delaware (C&D) : un raccourci de 12 miles qui nous permet de passer de Chesapeake Bay a Delaware Bay en toute sécurité, en évitant une navigation de 300 miles en haute mer. Le guide nautique a mentionné que 15 tonnes de cargo passent par la tous les ans, avec des centaines de bateaux de plaisance, péniches, remorqueurs tous les mois, mais on a trouvé le canal très calme, ne croisant qu'une poignée de voiliers. N'empêche qu'il nous a fallu faire attention, avec 6 ponts et des câbles électriques à passer. Certes tous avait une hauteur de 40 mètres, mais on était quand même nerveux !
Enfin arrives de l'autre cote, la baie de Delaware s'ouvre devant nous et je n'ai qu'un seul mot pour la décrire : glauque !!! Tout n'est que marécages, un horizon infiniment plat, une eau bien trouble, et de très forts courants. Apres 10 heures de navigation, le seul mouillage convenable qu'on ait trouve est à 3 miles au sud de la sortie du canal, dans un « lac » abrite par un vieux barrage, ou un accès a été aménagé « par explosif » spécialement pour les bateaux. La vue était super aussi, juste en face d'une centrale nucléaire ! Selon le guide, entre Delaware Bay et Sandy Hook, jusqu'à l'entrée de la baie de New York, nous sommes dans une zone de croisière largement sous- estimée. Mmmouais... Il en faudra plus pour nous convaincre, entre temps on est bien contents de rejoindre la haute mer et retrouver l'océan pour la première fois depuis 1 mois.
Prochaine escale : New York !
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September 4, 2012,, New York, NY
New York, Septembre 2012
We're back in New York after spending a few weeks cruising up the coast of New England. Great places, sweet moments with family and friends, memories to cherish forever... As usual, we have lots to tell, but you'll have to wait until our guests depart and we go back to our old routine. In the meantime, enjoy the latest batch of photos. Until next time, cheers....
De retour a New York, après quelques semaines de navigation le long de la cote de New England. Nous avons visite des endroits magnifiques, passe des moments inoubliables entre amis et famille, que de souvenirs ....Comme d'habitude j'ai plein de choses a raconter, mais il va vous falloir attendre le depart de nos invites et la reprise de notre petite routine pour en lire un peu plus. Entre temps, profitez de nos dernieres photos juste mises a jour. Bonne rentree a tous les francais, petits et grands, on pense a vous. A la prochaine, bye bye...
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