December 31, 2012,, Fort Lauderdale, FL, USA
Fort Lauderdale, Dec 31th 2012
Well, our 7 months in the US of A are coming to an end. It's been swell, as they say, and going back thru the various posts ( some are still unpublished, you'll just have to be patient and then put up with out of sequence stories), I feel really fortunate that we managed to see so much and get a feeling for this big country. Nowhere else during our cruising life, have our trip been marked by the change of seasons and weather, local celebrations (Memorial Day, 4th July, Thanksgiving, Winter Holidays...) and let's not forget the Presidential Election which lead up dominated most of the summer. For all its idiosyncrasies, we do love America, its scenery, its history, its people, even its food. Yes, as I alluded in my Washington post, there is more to American food than burger and fries; and with the boat filled with the holiday scent of cinnamon and sugar; I think it would be fitting for this last 2012 post, to take you along a food trail of the USA.
I can't start without mentioning the famous hamburger which has been elevated to an art form at the Ram's Head Tavern in Annapolis. Ladies and gentlemen, I present you the Frenchy Burger: beef patty topped with brie, apple, ham, garlic aioli, onion crisps on a brioche.
Now that I have your attention, let's keep with the iconic calorie laden stuff, like this hot dog in NYC, pizzas with the works in Mystic, CT, or a fried combo of fish and prawns at Disney World!
How about some "regional" dishes like steamed crabs in Washington DC, shrimp and grits in Charleston NC, rainbow trout in Shenandoah National Park VA, this massive plate of smoked ribs which serves 6 of us in Newport RI or this ultimate comfort food, fried chicken and waffle, found all over the southern states!
Love Asian food? There's plenty to be found here, but the Americans can't help themselves and they have to tweak with even the simplest dishes. Grilled garlic shrimp and crispy spinach in Fort Lauderdale FL, some jazzed up sushi roll in Annapolis MD.
And of course, there is dessert, sweet and sinly: cookies on the run in NYC, ice cream in Martha's Vineyard, a mile-high blackberry cream pie in Shenandoah and a layered chocolate cake which passed for a Christmas log in Fort Lauderdale.
Finally, for these of you who may start thinking that we never ate at home, let me share some of my cooking experiments on board, trying to make the most of the local produce. Our favourite grilled lobster dish, followed by when terry got sick of grilled lobster. Then we fell in love with flank steak miso glazed and grilled with noodle salad, and my favourite salad Brussels sprout petals with cherry tomatoes and candied pecans has featured at least weekly on our menus during the holidays.
If this post tickled your tastebuds (or if the photos didn't upload properly) there is more in the photo gallery. We are now several pounds heavier (surprise, surprise!), and probably will not have any deep fried food or burgers for a few weeks. Still, it's been a lot of fun eating and our fridge and freezer are full of these items we may not find easily again (cranberries, good steaks, turkey sausages...)
Our last 7 weeks in Fort Lauderdale wrap up our American adventure when we will see the end of 2012 on the beach tonight. 2013 starts with us setting sail for Cuba on January 1st, goodbye comfort zone, hello exotica!!! Happy New Year to you all, enjoy and take care.
Et voilà, nos 7 mois aux Etats-Unis viennent à leur fin. C'était super, comme on dit, et en revenant sur les différents billets du blog (dont certains ne sont pas encore publies, un peu de patience et de tolérance a l'avenir pour mes histoires toutes en désordre !), je réalise la chance qu'on a eu de pouvoir découvrir tant de choses et dans cette immense pays. Dans notre « carrière » de plaisancier, aucun de nos voyages n'a été autant rythme par les changements de saison, de météo, les traditions et fêtes locales (memorial day, 4 Juillet, Thanksgiving, les fêtes de fin d'année...) sans oublier l'élection présidentielle et sa campagne qui a dominé tout l'été. Malgré (ou à cause) de ses particularités, nous adorons l'Amérique, ses paysages, son histoire, son peuple, même la cuisine. Oui, oui, comme j'y ai fait allusion dans mon billet sur Washington, la cuisine américaine va plus loin que les hamburgers et les frites ; et maintenant que le bateau sent la cannelle et le sucre, en cette fin d'année 2012, je pense que c'est le meilleur moment pour vous emmener dans une expédition culinaire des USA.
Commençons par le fameux hamburger donc, qui est devenu une véritable œuvre d'art a la Ram's Head Tavern à Annapolis. Mesdames et Messieurs, je vous présente le Frenchy Burger : viande hachée, tranche de brie, pomme, jambon, aïoli, oignons frits dans un pain brioche.
Maintenant que j'ai votre attention, continuons dans la rubrique hypercalorique avec the hot dog à NYC, cette pizza « avec tout » a Mystic CT, ou encore ce mélange de crevettes et poissons frits a Disney World !
Et pourquoi ne pas gouter a des plats régionaux comme les crabes à la vapeur à Washington DC, crevettes et grits (bouillie de maïs ) à Charleston NC, de la truite a Shenandoah national Park en Virginie, cette énorme plat de ribs sauce barbecue a Newport RI ou enfin l'ultime « comfort food » qu'on trouve dans tous les Etats du sud, le poulet frit sur une gaufre !!
Envie de cuisine asiatique ? On en trouve partout ici, mais les américains ne peuvent s'empêcher de modifier même les plats les plus simples. Tels ces crevettes grillées a l'ail servies avec des frites de feuilles d'épinard a Fort Lauderdale, ou encore ce sushi roll enrobe de sauce à Annapolis.
Et bien sûr, il y a les desserts, sucres ad nauseam : des cookies à grignoter sur le pouce à NYC, des glaces a Martha's Vineyard, une énorme part de tarte à la framboise a Shenandoah, et pour finir ce gâteau au chocolat qui a fait office de Buche de Noel au réveillon a Fort Lauderdale.
Enfin, pour ceux d'entre vous qui commenceraient à se demander si on mange a bord, laissez-moi partager avec vous certaines de mes expériences gastronomiques « a la VOAHANGY », ou j'ai essayé de faire justice aux produits locaux. Le homard, d'abord, grille simplement ou saute avec du risotto quand Terry en a eu assez du homard grille. Ensuite nous sommes tombés amoureux de la bavette de bœuf locale, surtout marinée dans du miso (pate de soja), grillée et servie avec une salade de nouilles chinoise. Et ma salade préférée : des pétales de choux de Bruxelles, tomates cerises, et noix de pecans caramélisées...qui a eu la place d'honneur sur notre table en cette période de fêtes.
Si tout cela vous a donné l'eau à la bouche (ou si les photos ne passent pas correctement), vous pouvez en voir plus dans l'album. Nous sommes maintenant enrobes de quelques kilos en plus (sans surprise vraiment !) et sans désir de fritures et hamburgers pour les semaines à venir. Qu'importe, nous avons eu grand plaisir à savourer les Etats-Unis et nos frigos sont pleins de produits dur à trouver ailleurs (airelles, des bons steaks, ses saucisses de dinde...)
Ca y est donc, la boucle est bouclée : les 7 dernières semaines se sont passées a Fort Lauderdale, c'est la fin de l'aventure américaine ou nous allons aussi dire au revoir a 2012. 2013 commencera par une traversée sur Cuba le 1er janvier, on dit au revoir au confort et salut à l'exotisme ! Bonne année à tous, profitez bien et prenez soin de vous.
| Food - Cuisine |
|
December 25, 2012,, Fort Lauderdale, FL, USA
It is a good time of the year to reflect upon one's blessings and as far as years go, 2012 has been one of the best for us.
Our trip has taken us to fantastic destinations in the Caribbean's and the United States, we've caught up with family and long lost friends, made fantastic new people along the way and most importantly have encountered very few problems with the boat (those of you who followed us on our previous voyage with the Lagoon 500 will appreciate how much that means to us!). Even home schooling went smoothly (well, relatively...), Anne and Marc performing very well. Of course, there have been moments when things didn't go as planned: delays in ports waiting for parts, the occasional bumpy passage, or the unexpectedly high marina fees... But these never stopped us from enjoying our travels and pale in comparison with the kind of suffering a lot of people in a world have to endure (easy internet access and Facebook ensure that we're always aware of other's lack of good fortune.)
Now that we know the world isn't ending, we'd like to wish all of you a Merry Christmas and the very best for the New Year. May 2013 bring you happiness, health and success.
Nous voilà à la période de l'année propice à la réflexion et appréciation de notre bonne fortune. En ce qui nous concerne, l'année 2012 a été un de nos meilleurs crus.
Notre voyage nous a mené dans des destinations merveilleuses aux Antilles et aux Etats Unis, permis de revoir la famille et des amis perdus de vue il y a longtemps, faits d'épatantes nouvelles rencontres et fait non négligeable, nous n'avons subi que très peu de soucis sur le bateau (ceux d'entre vous qui ont suivi pendant notre dernier parcours sur le Lagoon 500, apprécieront ce que cela signifie pour nous) Même l'école a bord s'est bien passée (relativement !), Anne et Marc passant dans la classe supérieure avec mention. Bien sûr, tout ne s'est pas toujours passe comme prévu : il y a eu les inévitables escales prolongées en attente de pièces, l'occasionnelle navigation musclée, ou encore les frais de marina auxquels on ne s'attendait pas... Mais rien qui ne soit assez sérieux pour nous empêcher de profiter de notre périple et certainement anodins compares à ce que d'autres subissent comme souffrance dans le monde (grâce à internet accessible partout et Facebook, on est toujours conscients de la mauvaise fortune des autres).
Maintenant que nous sommes surs que la fin du monde n'est pas pour demain, nous souhaitons vous souhaiter a tous un Joyeux Noel et tous nos vœux pour la Nouvelle Année. Que 2013 vous apporte beaucoup de bonheur, sante et succès.
| Life on board - Vie a Bord |
|
November 27, 2012,, Fort Lauderdale, FL, USA
New York, July 15-30, 2012
Why do you want to come to NYC? This question was asked by NY residents to us. Well, I grew up with movies and books featuring New York (Breakfast at Tiffany's, West Side Story, When Harry met Sally, You've got mail, etc...) and to me the town was as romanticised as Paris is to Americans.
With great anticipation we sailed into New York harbor; well we actually motored, as we were surrounded by heavy traffic of barges, tankers, ferry boats, water taxis,...Terry thought he did the right thing staying in the middle of the channel, only to be called on the VHF and told by a barge operator to "get out of the way" and stay on the side. I could tell how tempted he was to reply in the same manner, but (I think) out of consideration for me he managed a "Sure, Welcome to New York!" short answer. Personally I wasn't going to let some New Yorker rudeness ruin our first moments here, and after circling around the Statue of Liberty, Ellis Island and Battery Park at the bottom of Manhattan, we headed up the Hudson River on the west side looking for our anchorage.
Our base for the next 2 weeks was to be 79th Street Boat Basin. The only municipal marina in Manhattan, it is the cheapest at $2.75 per foot if you tie up (everywhere else is between $3.20 and $7.00 a foot). On advice from cruising friends, we decided to anchor off for the first week (there is a huge mooring field, more than half empty, but not available to catamarans; which is just as well, as we witnessed a couple of buoys floating by with the strong current. ) We don't mind being at anchor, even if it means a long dinghy ride, as we are roughly at the same level as 100th Street and putting up with strong currents. But at least we have swinging room, and when the ferries and other power boats come past making huge wakes (no wake zone? Nahhhhh), we roll like mad but don't have to worry about damaging the boat against the wharf. The dinghy dock has to be the most expensive in the country ($25 a day), but hey, this is NYC and compared to the cost of staying in a hotel ashore, it is unbeatable value. The location is terrific: we are in the Upper West Side (UWS) and it reminds me of some Paris neighbourhood, very lively, with families, everyday shops. The food shopping is the best I've seen so far: Zabar, Fairways, Citarella...all old European-style delis and supermarkets offering so much choice, expensive though. Eating out is so tempting and easy: every 10 meters or 10 seconds, whichever comes first, there is either a restaurant, street vendor or take-away. We're 3 blocks away from Broadway and the subway station, minutes from the museums and shops, Central park...Riverside Park is alongside, great for Marc's jogging and Anne's cycling, and at the end of the day, we enjoy the most gorgeous sunsets over New Jersey. Frankly, we could not have found a better spot to visit New York.
We tied up to the marina's outside wall for the second week as we have guests and we prefer to make it easier for them to get on and off the boat (not mentioning the unlimited water supply!). However what we gained in convenience, we lost in peace of mind: the rolling from the passing boats' wakes means we slam into the wall, sometimes violently. We put our 9 fenders down, borrowed 2 others and ordered some more, it's that bad! Luckily, the rolling stops at night, when the ferries retire, and we organise ourselves to go ashore during the day.
Unlike Paris, NYC has very few monuments: I personally consider the Statue of Liberty the only site you can call a monument. The rest is made of tall buildings, but what buildings! While the city is not pretty in a Parisian sense, it is awe inspiring with its neck wrenching skyscrapers, daring architecture, and endless energy that seems to emanate from it. Between the Empire State Building, the Chrysler Building, the Woolworth Building, and so many others, you can't help wonder at the sense of "gigantism" and the "can-do" attitude NYC is synonym for. If Washington is the political "head" of America, NYC must be its heart, pumping blood into the system (or taking blood, depending on your point of view). Everyone here is busy making money from the traders in designer suits in Wall Street, to the waitress in a Greenwich Village restaurant, the tattooed heavy salesman at the camera shop in Times Square...If you're not buying, don't waste their time! Having said that, people in the street are very friendly, it only takes 20 seconds for us to stand outside with a map opened before someone will stop and ask if we need help with directions. Which we're grateful to accept, as we've walked millions of miles looking for landmarks of various types and got lost along the way! At least the Subway is easy to use, and in no time we found our way to Times Square, Fifth Avenue and Chinatown.
While our first week was busy getting ahead with school and getting our bearings around the city, our touring schedule is about to step up a notch with the arrival from Paris of my brother Lanto and his 16 year old daughter Julie. This second week is fashioned around a good old family catch up and exploration of the city led by Lanto and Julie's interests: Central Park, trendy teenage shops, Brooklyn Bridge, movies, Greenwich Village ...Lanto is lucky enough to know someone here ( Tremeur, a French expat running a social network centred around wine) who invited us to a wine tasting event. While Terry opted out and took the 3 kids to watch Spiderman instead, we enjoyed the evening meeting locals (who turned out to be expats from all over the world and long term NY residents, involved in fields as various as finance, fashion and food). All were generous with their advice and recommendations on what to do in the city, which reminded me that no matter how independent a traveller we try to be, it's the people that make a place special. Lanto teased me saying that I should network some more, it would add to our experience. I know one thing for sure: between walking, shopping, sightseeing, and eating, there are as many ways to enjoy New York as there are yellow cabs in the streets. Stay tuned for further detailed reports...
New York, 15-30 Juillet, 2012
Pourquoi voulez-vous tant venir à New York? C'est une question que pas mal de New Yorkais nous on pose ces temps-ci. Eh bien, quand on grandit comme moi en regardant des films ou lisant des bouquins avec New York en toile de fond (style Breakfast a Tiffany, West Side Story, Quand Harry rencontre Sally, Vous avez un message,...) c'est facile d'imaginer que cette ville a autant d'attrait que Paris en ait pour les Américains.
C'est donc avec beaucoup d'anticipation que nous avons approchés la rade de New York, au moteur, puisqu'il nous a fallu naviguer parmi les péniches, les tankers, ferries, navettes-taxis et autres... Terry pensait bien faire en restant au milieu du chenal, pour finalement se faire houspiller sur la VHF par un opérateur exigeant "Poussez-vous de la, mettez-vous sur le cote!". J'ai bien vu que Terry était tente de répondre de la meme façon, mais sans doute par égard pour moi il a juste émit un simple " Bien sûr, bienvenu a New York!" Personnellement , je n'allais pas laisser un New Yorkais désagréable gâcher ce moment tant attendu, et après plusieurs ronds dans l'eau autour de la Statue de la Liberté, Ellis Island et Battery Park a la pointe de Manhattan, nous avons entamé la remontée de l'Hudson a la recherché de notre mouillage sur la West Side (littéralement traduit par Rive Ouest, mais comme New York est définie par 2 secteurs, West Side & East Side, je m'en tiens au vocabulaire américain).
Pendant 2 semaines nous nous sommes poses au port de plaisance de la 79eme rue (79th St Boat Basin). La seule marina municipale a Manhattan, c'est également la moins chère, l'amarrage coutant $2.75 par pied par jour (les autres marinas prives sont entre $3.20 et $7.00 par pied). Sur le conseil de bateaux-amis, nous avons décidé de rester au mouillage la première semaine (il y a une énorme zone de bouées a moitie occupée, mais les catamarans sont considérés trop gros pour s'y amarrer, ce qui est d'autant mieux car nous avons vu quelques bouées lâcher et flotter dans le courant!) En fait on n'est pas mécontents d'être à l'ancre, même si cela implique un long trajet en annexe, vu que nous sommes au niveau de la 100eme rue et il faut affronter un sacre courant. Au moins nous avons de la place pour manœuvrer et quand les ferries et autres bateaux à moteur passent à toute vitesse provoquant des grosses vagues (quelle limitation de vitesse?), on roule beaucoup mais le bateau ne risque pas d'être endommage contre le quai. Le ponton des annexes est sans doute le plus cher dans tout le pays ($25 par jour), mais bon, nous sommes à New York et compare au tarif d'une chambre d'hôtel à terre, le prix est imbattable. L'emplacement est génial: nous sommes dans l'Upper West Side, un "neighbourhood" avec une certaine douceur de vivre, qui me rappelle un quartier parisien, cool et décontracté, plein de familles, une foule de boutiques destinées aux jeunes ainsi que des enseignes plus chics et des magasins "pour tous les jours". Faire les courses est un vrai plaisir ici, et cela fait longtemps que je n'ai pas flâné autant: Zabar, Fairways, Citarella,...tous ces traiteurs-épiceries fines a l'allure de supermarchés offrent un choix démesuré, a un prix tout aussi élevé il faut dire. Manger a l'extérieur est d'autant plus tentant que c'est facile: tous les 10 mètres ou 10 secondes (soit ce qui arrive en premier) on est sur de tomber sur un restaurant, un take away, ou encore un vendeur de sandwich ambulant. Nous sommes à 3 pates de maisons de Broadway (l'avenue) et la station de métro, à quelques minutes des musées et boutiques, Central Park... Riverside Park longe la rive, endroit idéal pour le jogging de Marc et la ballade en vélo d'Anne, et en fin de journée, nous apprécions tous les plus beaux couchers de soleil sur le New Jersey. Franchement, on n'aurait pas pu trouver mieux pour profiter de New York.
La deuxième semaine nous avons amarre au quai, vu que nous accueillons des invites et préférons faciliter les embarquements et desembarquements (sans compter l'accès illimite a l'eau!). Seulement ce que nous avons gagné en commodité, nous avons perdu en tranquillité d'esprit: le roulis cause par le sillage des bateaux fait que nous nous écrasons contre le ponton, parfois très violemment. Pour parer aux dégâts potentiels, nous avons sortis nos 9 pare-battages, en empruntées 2 et commandées d'autres au cas où. Heureusement que le roulis s'arrête la nuit, en même temps que les ferries; de jour on s'organise pour aller à terre!
Contrairement à Paris, New York a très peu de monuments. Personnellement, je considère la Statue de la Liberté le seul monument digne de ce nom. Le reste consiste de bâtiments plus hauts les uns que les autres, oui mais quels bâtiments! Si on ne peut pas dire que la ville est belle dans un sens parisien, elle n'en est pas moins impressionnante grâce à ses gratte-ciels à se donner le torticolis, son architecture audacieuse, et l'énergie inépuisable qui semble s'en émaner. Entre l'Empire State Building, le Chrysler Building, le Woolworth Building et bien d'autres, on ne peut s'empêcher de s'émerveiller de cet espèce de gigantisme et "can-do" attitude dont New York est le symbole. Si Washington est la "tête" politique des Etats-Unis, New York en est surement le cœur battant, alimentant le système avec du sang nouveau (ou en retirant, c'est selon les opinions). Tout le monde est là pour gagner de l'argent, que ce soit le trader en costume d'affaires à Wall Street, la serveuse dans un restau au Greenwich Village, ou encore le vendeur tatoue dans une boutique d'électronique à Times Square...Si vous n'achetez pas, dégagez, ne leur faites pas perdre leur temps! Ceci dit, les passants sont d'une gentillesse surprenante; il n'a fallu que 20 secondes au coin de la rue à inspecter une carte avant que quelqu'un ne s'arrête et nous offre son aide ou nous indiquant le chemin. Je dois avouer qu'après avoir marche des millions de kilomètres à la recherché de sites "incontournables" et nous être perdus plusieurs fois, nous apprécions beaucoup ces bons samaritains. Au moins le Subway est facile à utiliser, et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, nous trouvons nos repères autour de Times Square, Fifth Avenue et Chinatown.
Alors que notre première semaine fut concentrée à l'école et l'orientation en ville, notre programme touristique est sur le point de décoller avec l'arrivée de mon frère Lanto et sa fille de 16 ans Julie, en provenance de Paris. Cette deuxième semaine est avant tout une réunion familiale et l'occasion de découvrir New York guides par les intérêts de Julie et Lanto: Central Park, grands temples de la mode casual ado, Brooklyn bridge, cinémas, Greenwich Village...Lanto a la chance de connaitre quelqu'un (Tremeur, un expat français qui gère un réseau social centre sur le vin) qui nous a invités à une dégustation. Alors que Terry a décliné et offert d'accompagner les enfants voir Spiderman au cinéma, nous autres avons passé une très bonne soirée en compagnie de gens du coin (un mélange d'expats du monde entier et des résidents de longue date, impliques dans des industries aussi variées que la finance, la mode ou la restauration). Tous ont généreusement partages des conseils et recommandations pour visiter la ville, ce qui me rappelle que même si on désire rester des voyageurs indépendants, ce sont les rencontres faites en cours qui marquent une escale. Lanto a plaisante (à moitié?) en me disant que je devrais faire plus de réseau (reseauter?), ça enrichirait mon expérience. En tout cas je sais une chose: que ce soit marcher, faire du shopping, visiter les monuments, ou manger, il y a autant de façons de découvrir New York que de taxis jaunes dans les rues. Restez à l'écoute pour en savoir plus...
| Ports of Call - Escales |
|
November 14, 2012,, Fort Lauderdale, FL, USA
Washington, DC, June 24-July 8, 2012
The nation's capital is more than monuments, museums and government buildings. Like any city in the world it has its own identity, fashioned by the people who live and work there, and while I won't claim for one second that we captured the essence of the town we had fun mingling with the locals.
Take the Capital yacht Club (CYC). I mentioned before many of its members are live aboards, and must be the friendliest club we've ever encountered: we were welcomed with open arms and treated like some kind of celebrities (I must admit that our Australian flag and the mention of our round the world cruise always arises a lot of interest). We made friends with people from all walks of life: take writer Pat, defence force officer Phil, US coast guard Jodie, computer whizz Karla, and retired Idaho governor Dick; every one of them took the time to share a little insight in what it is to live in DC where probably half of the working population is in the government business (lobbying, grant seeking, representing the folks back home...) and the other half in the private business of servicing them! From detailed explanations on the functioning of the US Congress to how to tell when the POTUS is flying over (that's the President of the United States, if you wonder), it's been a real education. Marc could not get enough of the attention, especially when the CYC did him the honour of firing the canon, a Friday night tradition to declare the end of the week and the bar open for sunset! Anne had her own fun, with new girlfriends Katherine and Phoebe, from live aboard families, who showed us how to call the CYC home in so many ways: doing school in the mahogany lined library, enjoy a coffee anytime in the plush leather seats, join in for Friday BBQ, Saturday hot breakfast, 4th July cookout... With a major heatwave hitting the town that week, a lot of members and transients (the name for cruisers passing by) enjoyed the air-conditioned bar, which seemed to be THE place to congregate at the end of a full day of touring or schooling.
As you can tell, we didn't spend a lot of time on the boat, apart from sleeping. Even that was sometimes hampered by the incessant noise of helicopters flying over the anchorage, evidently carrying politicians commuting between the White House and the Pentagon, or as Terry suggested taking some to the nearby Reagan airport rather than drive in traffic. Still, it was a great game for Terry & Marc, who would guess the number of rotors & blades by the incoming rumble! The rest of us would try to work out the importance of the convoy. Locals said that three together, means it is likely the POTUS is on board! So we were all eyes ...
Dining on board became a rarity. Not only because the boat was transformed in a hot house, courtesy of temperatures in the 100F (near 40C), but also being at anchor in a river, we needed to be frugal with our water consumption (ask Marc who was in charge of daily dinghy trips to fill up our 20 litre jerricans). Not a conducive environment for gourmet cooking! Besides, with the money we saved thanks to the free museums, we figured we could afford to eat out. And so we embarked on a food quest, wanting to find out what else there is to American cuisine beyond burger and fries.
Our "research" took us to local hangouts such as downtown's Harry & Harriet's where I tasted my first pulled pork sandwich (pork shoulder slow cooked for hours, the meat then pulled into thin shreds and smothered with a tangy BBQ sauce, served on a bun). Harry's Smokehouse in the Pentagon City Mall dishes out a delicious BBQ beef brisket (similar cooking process as the pulled pork, but different sauce) but will be remembered as the first place we tried fried chicken and waffles. Yes, you read correctly: crunchy buttermilk fried chicken pieces, served on a waffle, with maple syrup and whipped butter! What looked abominable to me was declared a match made in heaven by Marc and Anne, like eating your main course and dessert at the same time. And to think that I tried to educate their palates all these years...Thank goodness it was a one-off occasion. In fact, most times Marc would order a burger, mainly because it was the least expensive item on the menu, and the most likely to fill him up. One exception was at Thunder Burgers, in upscale Georgetown, who serves gourmet burgers at gourmet prices. Ah, but these are special. Think Elk burger with heirloom tomatoes and goat cheese; bison burger with aioli; meat balls and mozzarella burger...not for the faint hearted but soooo good! I have only mentioned some of our "special" outings; the rest of the time we would grab a quick lunch at any of the Museums coffee shops, which mostly serve average and expensive sandwiches, except for the Mitsitam Café at the American Indian Museum whose menu features native dishes. The kids and I would return there time and time again to lunch on ceviche and chestnut and goose terrine (for me), buffalo chili and cheese fry bread (for Marc), cedar planked grilled salmon and chocolate coconut cookies (for Anne). But all this doesn't compare with the fresh seafood from the fish market only meters from the boat. Our best dining memory must be sitting on our back deck feasting on freshly shucked oysters and a pile of spicy steamed crabs, while watching the sun set over Washington DC. Cheers!!
Washington DC, 24 Juin - 8 Juillet 2012
La capitale de la nation a bien d'autres choses à offrir à part les monuments, musées et édifices publiques. Comme toutes les villes dans le monde, Washington a sa propre identité, formée par les gens qui y habitent et y travaillent ; et même si je ne vais pas prétendre avoir capture l'essentiel de la ville, nous avons eu beaucoup de plaisir à rencontrer les gens du coin.
Commençons par le Capital Yacht Club (CYC). J'ai déjà mentionne que beaucoup de ses membres vivent à bord, et ça doit être le club le plus chaleureux qu'on ait côtoyé jusque-là : on nous a accueilli à bras ouverts, traites comme des célébrités (il faut dire que notre pavillon australien et la mention de notre tour du monde attirent toujours beaucoup d'attention). Nous nous sommes lies d'amitié avec des gens de tous milieux : Pat l'écrivain, Phil un ancien militaire, Jodie des US Coast Guards, Karla une génie de l'informatique, Dick ex-gouverneur de l'Idaho...tous ont pris le temps de nous donner un aperçu de la vie quotidienne a DC ou la moitié de la population travaille pour le gouvernement (que ce soit lobbying, obtenir des subventions ou représenter un électorat...) et l'autre moitié dans le secteur prive passe son temps à « faire tourner la machine ». Entre les explications détaillées sur le fonctionnement du congrès américain, et comment repérer quand le POTUS (President Of The United States, pour les non-initiés) nous survole, c'est toute une éducation. Marc a adore tout l'intérêt qu'on lui a porte, surtout quand le CYC lui a fait l'honneur de tirer le canon, une tradition tous les vendredis pour déclarer le début du weekend end et l'ouverture du bar pour le couchant ! Anne n'est pas demeurée en reste, avec ses nouvelles copines, Katherine et Phoebe de familles locales, qui nous ont montré comment profiter du club à fond : en faisant la classe dans la bibliothèque meublée toute en acajou, sirotant un café dans les fauteuils douillets en cuir, nous joindre au BBQ du vendredi soir, le brunch du samedi, le buffet du 4 Juillet (fête nationale américaine)... Vu la canicule qui sévissait cette semaine, beaucoup de membres et de « voyageurs en transit » (c'est comme ça qu'ils appellent les plaisanciers de passage comme nous) ont profité du bar climatise, qui est devenu LE point de rassemblement après une journée de tourisme ou d'école.
Comme vous pouvez le constater, nous n'avons pas passe beaucoup de temps à bord, sauf la nuit. Et encore, le sommeil était dur à trouver parfois, du au bruit incessant des hélicoptères qui survolait le mouillage, manifestement transportant des VIP entre la Maison Blanche et le Pentagone, ou à la suggestion de Terry, moyens de transport préféré pour éviter les embouteillages. Ceci dit, Terry et Marc se sont inventes ce jeu ou il fallait deviner le nombre de rotors et de pales selon le bruit ! Un truc d'hommes quoi. Nous autres nous sommes amusées à comprendre l'importance des convois. D'après les gens du coins, 3 hélicoptères cela veut dire que le POTUS est à bord ! Tout le monde aux aguets...
Manger à bord est devenu une exception. Non seulement à cause de la canicule qui a transformé le bateau en vrai four, mais aussi dans le cadre d'une meilleure gestion de nos réservoirs d'eau. Etant au mouillage dans le fleuve, il nous était impossible de faire fonctionner le dessalinateur, et la consigne était d'être frugal avec notre consommation (demandez à Marc, charge de remplir les jerricans de 20 litres tous les jours !). Bref, c'est un environnement loin d'être propice à faire la cuisine. Et puis nous nous sommes dit qu'avec les économies qu'on faisait grâce aux musées gratuits, on pouvait se permettre de diner à l'extérieur. On s'est donc embarque dans une quête de la cuisine américaine, souhaitant découvrir d'autres choses que hamburgers et frites.
Notre « recherche » nous a menés dans des restaus typiques tels Harry & Harriet dans le centre-ville, ou j'ai goute mon premier « pulled pork sandwich », un burger sans doute inconnu en France, ou une épaule de porc est fumée pendant des heures à basse température, résultant en une viande qui s'effiloche. Servie avec une sauce BBQ vinaigrée, la viande est d'une tendresse incroyable. En parlant de viande fumée, mentionnons aussi Harry's Smokehouse au Pentagon City Mall, qui propose une délicieux BBQ beef brisket (de la poitrine de bœuf cuite lentement comme le porc, aussi servie avec une sauce BBQ) mais restera dans les annales pour son plat de « poulet frit et gaufres ». Oui, vous avez bien lu : de croustillants morceaux de poulet a la KFC, servi sur une gaufre, accompagnes de sirop d'érable et de beurre fouette ! Ce que j'ai trouvé abominable fut déclaré un parfait mélange de saveur par les enfants, c'était comme manger le plat et le dessert en même temps ils disent. Et dire que je m'échine depuis des années à éduquer leurs papilles...heureusement l'occasion ne s'est présentée qu'une fois. En fait, Marc a préféré commander des hamburgers la plupart du temps, non seulement car c'était ce qu'il y avait de moins cher au menu, mais le reste n'était pas assez nourrissant pour lui. Une exception notoire cependant, a Thunder Burger dans le quartier trendy de Georgetown, qui sert des burgers gastronomiques à un prix gastronomique. Ah, mais c'est qu'ils sont spéciaux quand même : imaginez un burger d'élan aux tomates et fromage de chèvre, un burger de bison a l'aïoli, un burger aux boulettes de viandes et mozzarella...a déconseiller pour ceux qui ont le cœur fragile, mais c'était tellement bons ! Je n'ai fait mention que de quelques endroits qu'on a particulièrement apprécié, le reste du temps nous nous sommes contentes d'un sandwich rapide dans les cafeterias des musées, ou tout est cher et médiocre a l'exception du café Mitsitam a l'American Indian Museum dont le menu propose des plats indigènes. Les enfants et moi y sont retournes maintes fois pour y déguster la ceviche ou la terrine d'oie et de châtaignes (pour moi), le chili de Buffalo et son pain au fromage frit (pour Marc), ou encore le saumon grille a la planche de cèdre et les cookies au chocolat et noix de coco (pour Anne). Et même après tout cela, il n'y aucune comparaison avec les fruits de mer frais du fish market à deux pas du bateau. Nos meilleurs moments ont sans doute été nos diners sur le pont, à attaquer des huitres fraichement ouvertes et une pile de crabes épicés, tout en admirant le coucher du soleil sur Washington DC. A la vôtre !!!
| Ports of Call - Escales |
|
November 11, 2012,, Fort Lauderdale
Charleston, Oct 24-Nov 2, 2012
For us cruisers, the key to safety is preparation. We take care of the boat with regular maintenance, scheduled refits, believing that it will take care of us in return (i.e. stay afloat and remain a comfortable home while taking us places). We also take great care of watching the weather, choosing routes according to the seasons and watching out for possible storms before setting sail. An eye on the sky and an ear to the weather radio!
Beside sight-seeing, one of the reasons we decided to spend the northern summer and fall cruising the United States' north east was to escape the Caribbean hurricane season. It typically lasts from June to November, the riskiest months being August and September. Occasionally a hurricane will travel as far north as New York (as hurricane Irene did last August) but that's pretty unusual. This year's summer has been exceptionally warm in the US and free of any major storms. We did experience a couple of severe thunderstorms in Washington DC and Newport RI, with winds gusting up to 70 knots, but in each case it only lasted 30 minutes and we were safely anchored, so were never in any danger.
As the season advances, the likelihood of a tropical storm decreases and with the temperatures dropping, we have shifted our focus more on cold frontal systems originating from the Mid-West. The general idea is to either sail south before a front reaches us, or stay put and ride the northwesterns behind it as high pressure builds along the coast.
We left Annapolis on Sunday Oct 21, when the weather was great, but Terry was worried about a cold front coming from the Midwest and we didn't want to get caught in that. It wasn't until we were half way down the Chesapeake Bay that we saw a tropical storm developing near Jamaica in the Caribbean's, and predicted to move slowly north towards Florida within a week. Dilemma was this: did we turn back and wait for the storm to pass and disappear out to sea as most tropical storms do, all the while risking running into the cold front we were trying to avoid, or did we keep going, pushing to the safest harbor while the weather was still good? We knew we had a 3 day window before conditions deteriorated and quickly looking at the charts, we established that we could make it to Charleston, South Carolina, in time. I called the Charleston Harbor Marina and booked a space, and decision was made to keep sailing.
The trip down was windless, sunny and beautiful, which felt weird considering that we were travelling between 2 big lows, we even caught fish (2 tuna fish and a sailfish we released as we don't enjoy eating protected species) so overall had a great time.
We arrived in Charleston on Wednesday Oct 24, a very warm day, welcomed by dolphins frolicking inside the marina (permanent residents we're told), and if it wasn't for the now never ending storm warnings on TV, you'd never have known something terrible was brewing. Sandy, as the storm was now called, was sitting outside Florida and moving north slowly towards the Carolinas. The wind gradually picked up and by the time it reached our latitudes on Saturday Oct 27, the barometer was down to 977mb, we experienced heavy rain and strong gusts, but as the storm was located some 300 miles out to sea we never saw anything over 40 knots.
Obviously we were glad to be in Charleston, had we stayed in Annapolis would have been more traumatic (though they experienced hurricane force winds and rain, our friends didn't suffer any damage I must say.) Most distressing was watching the damage caused by Sandy between New Jersey and Long Island, where other friends on land seriously coped it! To think that a lot of the places we enjoyed this summer have been smashed/wiped/buried is heart breaking. It will take a long time to clean up and recover, and we feel for the American people who have been touched by this tragedy. Thankfully, all our cruising friends in the US we've contacted were safe and counting themselves lucky the storm didn't reach them.
It's November 2nd, the after effects of Sandy here have been very strong and cold winds as frigid air from Canada has been sucked in all week. We've stayed put at the marina, unable to get off the boat for 2 days, as waters from the bay kept breaking over the floating jetty. Basically we're waiting for the gales to die down and the seas to settle enough for our next leg to Savannah, Georgia, 65nm south. I know, it is a short trip, nevertheless we're watching these weather grib files thoroughly, waiting for the perfect window. With less than a month to go until the official end of hurricane season, we like to think that Sandy was the last storm for the year; but one thing we never forget is that safety comes first (yes, before fun!) and we have to remain vigilant no matter what.
(*) Apologies for the delay between posts, I thought it best to mention our Sandy experience sooner rather than later.
Charleston, 24 Octobre-2 Novembre, 2012
Pour nous, naviguer en toute sécurité est une question de préparation. Nous bichonnons le bateau en l'entretenant régulièrement et renouvelant l'équipement en cas de besoin, nous assurant ainsi qu'il nous demeurera fidèle (non seulement en restant à flot et mais aussi un cocon confortable qui nous transporte d'un endroit a l'autre). On surveille également la météo, en choisissant notre route selon les saisons et gardant un œil sur les possibles tempêtes avant d'appareiller. L'œil rive sur le ciel et l'oreille collée a la radio !
A part le tourisme, une des raisons pour laquelle nous avons décidé de naviguer cet été et automne dans le Nord Est des Etats-Unis était d'éviter la saison des cyclones dans les Antilles. Elle dure normalement de Juin à Novembre, Aout et Septembre étant les mois les plus « à risque ». Occasionnellement un cyclone atteint jusqu'à New York (comme le cyclone Irène l'a prouvé en Aout dernier) mais c'est plutôt rare. Cet été il a fait très chaud aux Etats- Unis et les tempêtes se sont faites assez rares. On a fait l'expérience de 2 violents orages à Washington DC et Newport RI, avec des vents de près de 70 nœuds, mais dans les deux cas cela n'a duré qu'une demi-heure et nous étions mouilles en toute sécurité, donc jamais en danger.
Au fur et à mesure que la saison avance, la probabilité d'une tempête tropicale diminue et alors que l'air se refroidit, notre attention se porte plus sur les fronts froids qui se forment dans le Midwest. L'idée est ou de mettre le cap sur le Sud en mettant le plus de distance possible entre la dépression et nous, ou bien attendre qu'elle passe et profiter des vents de nord-ouest qui soufflent derrière résultant d'une zone de haute pression le long de la cote.
Nous avons quitté Annapolis le dimanche 21 Octobre, le temps était superbe, mais Terry s'est inquiété a la vue d'une de ces dépression provenant du Midwest et on ne voulait pas risquer de se faire prendre dedans. Ce n'est qu'une fois à mi-chemin dans la baie de Chesapeake qu'on a vu une tempête tropicale se développer près de la Jamaïque, les experts annonçant une lente trajectoire vers la Floride d'ici une semaine. Le dilemme était le suivant : faisions nous demi-tour et attendions que la tempête passe et disparaisse en mer comme les tempêtes tropicales le font d'habitude, tout en prenant le risque de rencontrer la dépression qu'on essaye d'éviter ; ou continuions nous en mettant le cap sur le port le plus sur pendant que la météo était encore bonne ? Avec 3 jours avant que les conditions ne se détériorent, on a calculé qu'on pouvait atteindre Charleston dans la Caroline du Sud a temps. Par chance on a pu réserver une place à la Charleston Harbor Marina, donc la décision fut prise : on continue droit devant !
Ce fut une navigation parfaite, calme et ensoleillée, ce qui était d'autant plus étrange qu'on se savait naviguer entre 2 grosses dépressions. Nous avons même pêché (2 thons et 1 voilier qu'on a relâché, vu que nous n'aimons pas consommer des espèces protégées), c'est pour dire !
Nous sommes arrivés à Charleston le mercredi 24 octobre, par un jour de grande chaleur, accueillis par des dauphins qui s'amusent dans la marina (des résidents permanents apparemment), et si ce n'était pas pour les avis de tempête en boucle a la télé, qui aurait deviné qu'un drame se profilait à l'horizon ? La tempête maintenant nommée Sandy, était située au large de la Floride et se déplaçait lentement vers la Caroline. Le vent s'est intensifie progressivement et lorsqu'il atteint nos latitudes le samedi 27 octobre, le baromètre avait chuté à 977mb, la pluie n'arrêtait pas de tomber, accompagnée de grosses rafales, mais la tempête demeurant à 300 miles au large, nous avons eu la chance de ne sentir pas plus de 40 nœuds de vent.
De toute évidence nous étions heureux d'être à Charleston, ça aurait été une toute autre histoire si nous étions reste à Annapolis (rassurez-vous, malgré les conditions cycloniques, nos amis la bas s'en sont bien tires). Le plus pénible a été de voir les dégâts causés par Sandy entre le New Jersey et Long Island, ou d'autres de nos amis à terre ont sérieusement souffert ! Ca nous fend le cœur de constater tous ces endroits où nous avons passé de bons moments cet été, détruits, ensevelis, rayes de la carte. Il leur faudra beaucoup de temps pour s'en remettre, et on compatit pour les Américains qui ont été affectés par cette tragédie. Les bateaux amis que nous avons contacté aux US sont tous sains et saufs et soulages de ne pas avoir été sur le passage de la tempête.
Nous sommes le 2 novembre, les séquelles de Sandy cette semaine ont été des vents très forts et froids, causes par l'aspiration d'un air glacial venant du Canada. On est restes à la marina, ne pouvant pas quitter le bateau pendant 2 jours, car les vagues n'arrêtent pas de déferler sur le ponton. En gros, nous attendons que le vent tombe et la mer se calme avant d'entamer notre prochaine navigation vers Savannah, Georgie. Ce n'est qu'une courte distance, 65 miles nautiques, mais on observe les fichiers grib scrupuleusement, guettant la bonne fenêtre météo. La saison des cyclones s'achève officiellement dans moins d'un mois, en théorie Sandy devrait donc être la dernière tempête tropicale cette année, mais n'oublions jamais que la sécurité compte avant tout et qu'il vaut mieux rester vigilants.
(*) Desolee pour le delai entre les billets, je pensais qu'il valait mieux mentionner notre experience Sandy maintenant plutot que dans quelques semaines.
| Life on board - Vie a Bord |
|
October 30, 2012,, Charleston, SC, USA
Washington, June 24 - July 8, 2012
Washington is the perfect example of how to combine home schooling and travel. For children and adults alike, the American capital is a living history book, an invitation to discover how the nation was born and what it has done to sustain itself for the past 250 years. Even though, American history is neither on Anne's or Marc's curriculum, we didn't want them to miss out on the educational opportunity. However, with their already heavy schedule (especially Marc's year 8), the challenge was to fit it into the existing program rather than make it another subject.
Anne happened to have an English unit involving finding facts and devising her own museum display. How lucky was that? Marc also had geography and science projects so we ended up "doing research" every day. We became members of the Smithsonian Institution, a research body founded by the bequest of English scientist James Smithson in the mid-1800's, which administers 19 museums here. As requested by the kids, we made multiple visits to the Natural History Museum (Marc was fascinated with bones and forensic anthropology, Anne spent hours in the insect zoo and ocean hall), and the Air and Space Museum ("because it's got awesome big stuff" said Marc). We didn't just do it for the kids though; Terry and I are museum fans and we thoroughly enjoyed the opportunity to wander around some of the best in the world. Honestly, with so much knowledge around, you can't help but feel like your brain is growing. Some museums are easy to understand as they deal with familiar concepts (Air& Space/Natural History/American History...) others are plain quirky ( Spy Museum, Newseum, Crime and Punishment Museum...) or mind bending for us (African Art/ some Asian Art at the Freer and Sackler Galleries/modern and contemporary Art at Hirshhorn Museum...) but we're forcing ourselves (well, I'm pushing the family really) to expand our horizons towards the unfamiliar, since it's all within easy reach. Never will we be surrounded by so much knowledge!
And I haven't even touched on the monuments and the government buildings. The children already knew of most of them, courtesy of international news and Hollywood movies ( the White House of course, the Capitol Building in Die Hard 4, the Library of Congress in National Treasure, or the Lincoln Memorial in Transformers ...) So walking around the landmarks for them is pretty much like wandering around a film set, learning a lot along the way about all the conflicts that fashioned this country: from the Revolutionary War to the Vietnam War, thru the Civil War, War of 1812 or the civil rights fights. I was a little worried at first that they would find these excursions boring, but they seemed to embrace the experience with as much enthusiasm as the rest of us which is a credit to them as we set up a fairly hectic schedule that first week. A typical day would run something like this: out at 9am, catch the metro to Capitol South, visit the Library of Congress (the largest in the world!), US Supreme Court, guided tour of Capitol Building, lunch at the Capitol cafeteria (amongst politicians and tourists!), afternoon at the Air and Space Museum, 8pm dinner at the fish market! On the occasions where we couldn't all agree on what to see, we'd split up. So while Terry and Marc travelled to the Steven F. Udvar-Hazy Center one day (what a name, but he's the sponsor of this offshoot of the Air and Space museum, located near Dulles Airport) to look at over 80 aircrafts and space memorabilia that couldn't fit in the Mall's museum (including the shuttle Challenger, no less), Anne and I had a girl's day. No manicure and high tea for us; instead I walked/she biked around the Tidal Basin, visiting 3 memorials ( Jefferson, FDR, MLK), we picnicked on the Mall, spent the afternoon at the National Art Gallery and the American Indian Museum.
It sounds like a busy time, and indeed it was, as we were also pushing the kids to complete their school work in the morning. Being in the height of summer holiday, the most popular sights were crowded and some required queuing for tickets (even though admission was free, tickets are still required, presumably for crowd control, sorry, management!) Still, both loved it, Marc wishing Australia had a place like this (I'm afraid Canberra doesn't compare!), and Anne thinking it must be cool to grow up here and go on school excursions all the time. When information overload struck, we changed tack and took the dinghy up to upscale Georgetown for a spot of shopping and a movie, or rode the metro across the Potomac to mingle with locals at the Pentagon City Mall (after dragging the troops to the Arlington Cemetery on the way!)
Our pace slowed down the second week mostly due to a severe heatwave which hit the eastern US. As no one was keen on venturing out by 40deg heat (the mercury hit 104F!), we settled for ½ days excursions choosing amongst the museums we hadn't yet seen. We lost ourselves in the myriads of rooms at the Museum of American Art and National Portrait Gallery; Anne and I were kept entertained for hours at the National Building Museum (her with Legos, I with an exhibition on residential architecture, I'm afraid Terry and Marc were bored); while Marc would not leave the Bureau of Engraving and Printing until the security guard escorted him out (all this money!!!). We spent our last sightseeing afternoon at the US Holocaust memorial Museum, the most unsettling museum in DC. Commonly taught in French schools, this tragic part of the world history was foreign to Marc and Anne (isn't it part of the history course in Australian schools?) and this was the perfect opportunity for them to discover. As heart wrenching as some of the exhibits are, they present a comprehensive history of the Holocaust which the children proved very keen on learning about. Both studied every photo, artifacts and films, and kept unusually quiet for a very long time.
And this wraps up our stay in DC. We came to Washington for its iconic status, wanting to get a taste of the magnitude of ideas on which America was formed. The Smithsonian museums were a big draw as well and we tried to fit in as many visits as we could. There are many more sights we didn't get to, but I don't think we could have taken in any more. I feel that our brains have been challenged enough, hopefully even grew a little.
Washington, 24 Juin - 8 Juillet, 2012
Washington est la parfaite occasion pour conjuguer voyage et école. Que l'on soit adulte ou enfant, la capitale américaine est un livre d'histoire vivante, une invitation à découvrir la naissance d'une nation et les moyens qu'elle se donne pour survivre depuis 250 ans. Même si l'histoire américaine ne fait pas partie du programme scolaire de Marc et Anne, on ne voulait pas qu'ils ratent cette opportunité pédagogique. Le challenge cependant était de trouver un créneau dans leur emploi du temps déjà charge (surtout Marc en 4eme).
Comme par hasard Anne avait un expose d'anglais nécessitant des recherches et la création de sa propre exposition de musée. Quelle chance non ? Marc aussi avait un projet de géographie et de science, on a donc fini par faire des recherches tous les jours. Nous avons adhéré à la Smithsonian Institution, un corps de recherche fonde suite au legs du scientifique anglais John Smithson dans les années 1800, et qui gère 19 musées ici.
A la demande des enfants, nous avons fait de multiples visites au musée d'Histoire naturelle (Marc était fascine par les os et l'anthropologie légale, Anne a passé des heures dans la section d'entomologie - les insectes- et océanographique) et au musée de l'Air et l'Espace (« à cause des énormes trucs géniaux » dit Marc). On ne l'a pas fait que pour les enfants, Terry et moi sommes des passionnés de musées et nous avons voulu profiter d'avoir accès aux meilleurs établissements dans le monde. Franchement, quand on est entourés par tant de connaissances, on ne peut s'empêcher de vouloir se cultiver. Certains musées traitant des sujets familiers sont faciles à aborder (Air et Espace, Histoire naturelle, Histoire Américaine...), certains sont originaux ( le musée de l'espionnage, le Newseum, le musée du crime et châtiment !) tandis que d'autres mettent nos méninges a l'épreuve ( Art Africain/ du très bel art asiatique aux galeries Freer et Sackler/ art moderne et contemporain au musée Hirshhorn...) ; mais on s'obstine (ou plutôt je force la famille) a étendre notre horizon intellectuel, surtout quand tant de savoir est a portée de main. Ça n'arrive pas tous les jours !
Et je n'ai pas encore mentionne les monuments et divers édifices publics. Les enfants connaissent la plupart d'entre eux, grâce aux nouvelles et aux films d'Hollywood ( la Maison Blanche évidemment, le Capitole dans Die Hard 4, la Bibliothèque du Congres dans National Treasure, ou bien le Lincoln Mémorial dans Transformers...) Pour eux, une ballade parmi les sites équivaut a une visite sur un plateau de cinéma, tout en apprenant les détails des conflits qui ont formé ce pays : de la guerre d'Independance a la guerre du Vietnam, en passant par la Guerre Civile, la Guerre de 1812, l'esclavage ou encore la lutte pour les droits civils. J'étais un peu inquiète au début, en pensant qu'ils trouveraient ces excursions ennuyeuses, mais ils ont eu l'air d'apprécier cette expérience avec autant d'enthousiasme que nous, ce qui est tout à leur honneur vu le rythme qu'on leur a imposé la première semaine. Rejoignez-nous pour une journée typique : dehors à 9h, métro jusqu'à Capitol South, visite de la Bibliothèque du Congrès (la plus grande au monde !), la Cour Suprême, visite guidée du Capitole, déjeuner a la cafeteria du Capitole (parmi les politiciens et les touristes), après-midi au musée de l'Air et de l'Espace, diner à 20h au Fish market. Les rares fois où on ne pouvait pas se mettre d'accord, on s'est divises en 2 groupes. Ainsi, quand Terry et Marc se sont rendus un jour au centre Steven F. Udvar-Hazy (oui, quel nom, mais c ;est le mécène de cette « succursale » du musée de l'Air et de L'espace située près de l'aéroport de Washington), qui abrite plus de 80 avions et des souvenirs de l'espace qui sont trop volumineux pour le musée du Mall ( y compris la navette Challenger !), Anne et moi avons passé une journée entre filles. Cependant, pas de manucure et salon de thé pour nous ; nous avons marche/fait du vélo autour du Tidal Basin, fait le tour de 3 mémorials (Jefferson, Franklin Delano Roosevelt, Martin Luther King), pique-nique sur le Mall, après-midi à la National Art Gallery et au American Indian Museum.
On a donc eu une période très chargée, d'autant plus que nous avons pousse les enfants à faire l'école tous les matins. Vu que nous sommes en pleine période estivale, les sites les plus fréquentés sont bondes et il faut faire la queue pour certains afin d'obtenir des billets d'entrée (même si l'admission est gratuite, les tickets d'entrée sont nécessaires pour contrôler- pardon, gérer- la foule !). Ils adorent quand même, Marc se demandant pourquoi l'Australie n'a pas une ville comme ça (Canberra ne compte pas), et Anne enviant les étudiants qui (elle pense) doivent sortir en excursions régulièrement. Et quand la surcharge d'information nous a frappé, on a changé de tactique et pris l'annexe pour une ballade a Georgetown pour un peu de shopping et un film, ou aussi traverse le Potomac en métro pour joindre les banlieusards au centre commercial du Pentagone (après avoir traine les troupes au cimetière d'Arlington en chemin !).
Notre rythme s'est ralenti la deuxième semaine, due notamment à une sévère canicule qui a frappé la côte est des USA. Comme personne n'était chaud (jeu de mot !) pour sortir par 40 degrés à l'ombre, nous avons opté pour des demi-journées passées dans des musées que nous n'avions pas encore visites. Nous nous sommes perdus dans les innombrables salles du musée d'Art Américain et la Galerie national des portraits ; Anne et moi nous sommes diverties pendant des heures au National Building Museum (elle avec des legos, moi dans une expo sur l'architecture résidentielle, j'ai bien peur que Marc et Terry se sont ennuyés) ; alors que Marc a refusé de quitter le Bureau of Engraving & Printing et s'est fait escorter par un agent de sécurité (tout cet argent !). Notre dernière après-midi s'est passées au US Holocauste Mémorial Museum, le musée le plus bouleversant dans tout DC. L'Holocauste est couramment enseigne dans les écoles françaises, bizarrement Marc et Anne en ont à peine entendu parler (ce n'est pas dans le programme australien ?), donc c'était la parfaite occasion pour eux d'étudier cette sombre période de l'histoire moderne. Aussi déchirantes qu'elles soient, les pièces exposées au musée retracent en détail l'histoire de l'Holocauste, de la montée du nazisme à la création de l'Etat d'Israël, qui a contre toute attente « fascine » les enfants. Tous les deux ont examiné toutes les photos, objets, et films, pendant des heures et sont restes bien calmes très longtemps après.
Voilà donc pour notre séjour culturel à Washington DC. Le statut légendaire de la ville nous a attiré, voulant découvrir pour nous-mêmes l'ampleur des idées qui ont formées l'Amérique. Les musées du Smithsonian étaient une attraction majeure et nous avons tentes d'en voir le plus possible. Il reste beaucoup d'autres choses à visiter, mais on ne peut pas tout faire. Notre cerveau a fait assez d'effort comme ça, j'aime même penser qu'on est un peu plus intelligents.
| Ports of Call - Escales |
|


