Mikado III

11 January 2019 | Prince Rupert Bay, Dominique
08 January 2019 | Saint-Pierre, Martinique
30 December 2018 | Sainte-Anne, Martinique
23 December 2018 | Baie de Cumberland, St-Vincent et les Grenadines
20 December 2018 | Tyrrell Bay, Carriacou, Grenade
18 December 2018 | Baie de Tyrrell, Carriacou
16 December 2018 | Pointe Ross, St-Georges, Grenade
07 December 2018 | Clarkes Court Bay, Grenade
18 September 2018 | Montréal, Canada
30 September 2017 | Montréal
07 May 2017 | Clarke's Court Bay Marina, Woburn Bay, Grenade
28 April 2017 | Baie de Tyrrell, Carriacou
15 April 2017 | Baie Deshaies, Guadeloupe
14 April 2017 | Old Road Bay, Montserrat
12 April 2017 | Baie de Marigot, St-Martin
06 April 2017 | Virgin Gorda, BVI
04 April 2017 | Brandywine Bay, Tortola
03 April 2017 | Great Lameshure Bay, St-John, USVI
02 April 2017 | Culebra, PR
01 April 2017 | Yacht Club Palmas del Mar, PR

La Dominique

11 January 2019 | Prince Rupert Bay, Dominique
Francesca, pluvieux, froid, 22ºC
Ah ces satanés poissons! Ils se sont donnés le mot, on ne se laisse pas leurrer ainsi! Toujours zéro prises, mais je ne désespère pas. Je continue avec une différente leurre, jusqu'à ce que je trouve la bonne... En attendant, voici la Dominique qui approche.

Un arrêt de moins de 24 heures, une des rares baie où on peut s'ancrer: la baie de Prince Rupert. Le côté nord où la majorité des bateaux s'ancrent et la partie sud, aucun bateau. Nous sommes accueillis par Alexis, le boat boy, le même qu'il y a 2 ans, dans sa barque. Il va nous voir tantôt, mais finalement on décide d'aller au sud et on ne le voit plus.

À l'arrivée, nous apercevons 4 bateaux, dont 2 de pêcheurs échoués suite de l'ouragan Maria en 2017. La Dominique avait été touchée, on en avait entendu parler à l'époque... mais quand on voit les bateaux c'est autre chose!

En jetant l'ancre, nous entendons quelqu'un nous crier de la plage, mais on ne comprenait rien. Finalement, le type est parti, j'ai fini de mouiller l'ancre et puis j'ai préparé le souper que nous avons pris dans le cockpit à notre habitude. Dans la noirceur, nous avons entendu le gars qui s'était trouvé une planche de surf et qui s'approchait de notre bateau: il voulait que nous l'embarquions car il voulait sortir de l'île, destination: n'importe où...

Triste histoire!

Le Petit Paris

08 January 2019 | Saint-Pierre, Martinique
Francesca, ensoleillé avec passages nuageux, 25ºC
Après une brève escale à Fort de France, la capitale de la Martinique où nous avons fait les visites de base (crème glacée, la très belle bibliothèque Schoelcher, promenade dans les rues et même une visite de boutique de souvenir pour Pierrette), nous repartons le long de la côte pour arriver à notre destination St-Pierre, à peine deux heures de navigation tranquille.

C'est d'abord à l'anse Turin juste au sud de St-Pierre que nous mouillons notre ancre. Plus tranquille que St-Pierre et nous aurons l'opportunité de plonger pour y voir une épave à 25-30 pi. Beaux poissons et une tortue sont au rendez-vous ainsi que deux plongeurs en apnée qui nous ont impressionnés avec leurs immersions très longues.

Nous nous sommes rapprochés par la suite vers St-Pierre pour s'éviter les longues rides en annexe jusqu'à la ville.

St-Pierre est très impressionnant: une ville qui longe la mer et qui est délimitée par la montagne Pelée, un volcan actif, mais qui n'a pas fait de dégâts depuis l'épisode historique de 1902 quand la ville fût détruite. 30,000 périrent sauf 3 personnes, dont le célèbre prisonnier Cyparis, sauvé par l'épaisseur des murs de sa geôle.

St-Pierre a un cachet particulier, le Petit Paris des Antilles. On voit encore des anciens bâtiments, détruits ou non, témoignant de l'ancienne vitalité de cette ville. Il fait bon s'y promener et d'admirer les ruines préservées. Nous avons aussi monter la côte ( un petit 3 km) vers la rhumerie de la famille Depaz où nous avons fait la visite de la distillerie ainsi que du château du propriétaire, Victor Depaz. Étrange histoire, à 16 ans, il faisait ses études à Bordeaux lorsque le volcan a détruit la ville ainsi que décimé sa famille au grand complet. Il s'est retrouvé seul, orphelin et sans le sous. Il s'est embarqué pour émigrer au Canada sur un bateau qui faisait escale en Martinique. Il a changé d'avis et est resté pour repartir la distillerie! Quel beau hasard! Pour cela nous avons profité de la visite pour acheter une bonne bouteille de rhum agricole, cuvée Victor Depaz...

Francis a pu faire deux plongées avec le Centre PapaDlo, une au Trou Bleu le matin et une seconde à l'embouchure de la rivière Claire en après-midi. Il a vu une grande variété de coraux et de poissons tropicaux. Par contre les épaves dans la rade sont trop profondes pour son niveau d'expérience. L'an prochain peut-être...

Nous nous promettons d'y revenir sur la route du retour vers la Grenade pour aller faire la randonnée de la montagne Pelée en espérant que les nuages y seront moins présents.

Prochaine destination: la Guadeloupe avec un arrêt à la Dominique.

La bonne Sainte-Anne

30 December 2018 | Sainte-Anne, Martinique
Francis, nuageux avec grains, 26ºC
Nous aurions bien aimé passer Noël dans les Tobago Cays dans l'archipel des Grenadines mais quelques amis nous ont convaincu qu'ils seraient probablement achalandés à cette période de l'année. Contre mauvaise fortune bon cœur nous avons détourné notre regard et passé rapidement les Grenadines, juste le temps d'une nuitée à Bequia (prononcée " Becquoué ").

On ne s'attendait pas à y trouver autant de bateaux mais l'ARC (Atlantic Rally for Cruisers) qui réunit plus de 200 bateaux faisant la transat des Canaries à Ste-Lucie venait tout juste de se terminer et plusieurs navigateurs avaient commencé à se disperser dans les îles. On allait en rencontrer de toutes les nationalités durant toute notre navigation arborant fièrement le pavillon du World Cruising Club.

Nous avons ensuite mouillé dans les mêmes anses qu'en 2017: Cumberland Bay à St-Vincent le vingt-trois décembre et Anse Cochon à Ste-Lucie le vingt-quatre où nous avons pu plonger au milieu de bancs de calmars qui nous entouraient et nous observaient avec leurs grands yeux. Magique.

Le mouillage à Rodney Bay (Ste-Lucie) a été moins enchanteur en ce jour du vingt-cinq décembre. Plutôt le cirque avec moto marines et parasails qui tournent autour la journée et la musique techno forte jusqu'à sept heures du matin puisque c'était le " Xmas All Night Dance Party ". Et nos bouchons pour les oreilles sont introuvables... misère!

On était donc pas dans la meilleure de notre forme quand on a traversé le détroit de Ste-Lucie mais mère nature nous a été clémente en nous soufflant des vents de 14-15 noeuds au petit largue et des vagues de 3 à 5 pieds de l'ENE. Une bonne journée de voile. On a ancré au sud du bourg de Ste-Anne près de la pointe Dunkerque après deux tentatives, le " turtle grass " y est épais et empêche la Rocna de bien s'enfouir.

Sainte-Anne est vraiment un beau petit village relax où on peut aller chercher sa baguette le matin et manger à un des nombreux restaurants le long de la plage en après-midi. Comme dans toutes les Antilles Françaises la clairance est un charme avec les formalités sur ordinateur dans le café internet Snack Boubou près du quai (4 €). Et pour 2.10€ on peut se rendre en gros autobus climatisé jusqu'au Marin où on trouve presque tout pour le bateau. Presque, car j'ai cherché en vain un clapet en caoutchouc pour la toilette arrière qui fuit.Par contre Françoise a pu faire tout l'approvisionnement avec deux supermarchés (Carrefour et Leader Price) à dix minutes l'un de l'autre. Seul hic, la plupart des légumes sont réfrigérés et ne tiennent pas la route.

Le 29, on a pu assister au spectacle d'un bateau dont l'ancre chassait non loin de nous. Le catamaran suisse voisin a eu des sueurs froides en le voyant approcher mais a eu plus de peur que de mal.

Le lendemain, HORREUR! Le voilier vagabond vient se re-ancrer à dix mètres presque devant nous. Pas assez menaçant pour qu'on leur somme de se déplacer mais assez pour qu'on garde un œil dessus. De toute façon il suffisait d'y aller au son, leur éolienne faisant un bruit assourdissant (les " screaming banshees " honnis des navigateurs).

On était bien content de partir le jour de l'an en direction de l'Anse d'Arlet, loin des screaming banshees.

En vitesse vers la Martinique

23 December 2018 | Baie de Cumberland, St-Vincent et les Grenadines
Francis, nuageux 28ºC
Ce n'était pas ainsi qu'on avait prévu faire la visite de St-Vincent et les Grenadines mais les prévisions météo nous ont forcé la main en nous annonçant le début d'une période indéterminée de vents forts à partir du jour de Noël.

Peut-être ce seront les bien nommés " Christmas Winds " qui chaque hiver clouent sur place les plaisanciers des jours voire des semaines.

Tant qu'à rester coincé sur une île , nous préférons une des îles françaises où nous pourrons profiter de la gastronomie et des supermarchés.

Notre décision prise, une fois la nouvelle cadène installée et le gréement ajusté nous avons quitté Carriacou samedi très tôt (encore une fois sous les averses) pour profiter des courants favorables à destination de Bequia à une quarantaine de miles nautiques (env. 75 km).

A proximité de l'île d'Union, juste au nord de Carriacou nous avons rencontré un grain et j'ai fait l'erreur de ne pas réduire les voiles et de penser naïvement qu'on aller le traverser sans encombre. L'amirale n'a pas apprécié quand les rafales ont grimpé à 49 noeuds pendant qu'on se faisait lapider par la pluie... Leçon 1: Ne jamais indisposer l'amirale pour quelque raison que ce soit.

Nous avons fait une escale dans une Admiralty Bay encombrée à Bequia après neuf heures de navigation. Beaucoup de nationalités, particulièrement des Suédois et Danois. Peut-être font-ils partie de L'ARC 2018 (" Atlantic Rally for Cruisers ") qui vient tout juste de se terminer à Ste-Lucie après un périple de 2700 miles nautiques depuis les Canaries?

Pas temps pour éclaircir la question, nous voilà repartis le lendemain matin pour St-Vincent. Une petite navigation de 4 heures sous foc 1/3 et gv avec un ris (capitaine échaudé...).

On a jeté l'ancre (encore sous la pluie) dans la baie de Cumberland et le boatman Wesley nous a tiré une amarre au rivage puisque le fond tombe à pic.

Le paysage est enchanteur avec des pics verdoyants sur trois côtés et la mer des Caraïbes à l'ouest.

Vous pouvez voir une image panoramique à partir du bateau en cliquant sur le lien suivant: http://pnr.ma/euFEDt

Françoise a pu faire une bonne provision de fruits et légumes frais. L'amiale est contente!

Les chèvres de Tyrrell Bay

20 December 2018 | Tyrrell Bay, Carriacou, Grenade
Françoise Beau, très beau
Après notre mésaventure des cadènes du mât d'artimon, l'affaire étant réglée, nous allons explorer enfin l'île de Carriacou. Deux lignes d'autobus déservent Carriacou. En fait ce ne sont pas des autobus comme nous en avons l'habitude à Montréal, mais plutôt des vans dans lesquelles on peut y asseoir une quinzaine de personnes. C'est le meilleur moyen de côtoyer les locaux. Nous les avont pris à plusieurs reprises. C'est facile et pas cher. Nous avons surtout été à Hillsborough, mais aussi sur la côte Atlantique de Carriacou à Winward. La vue est incroyable: des belles petites maisons en bois de couleurs pastel devant des récifs de coraux et une magnifique plage. Nous avons pu vour un bateau en construction selon les anciennes méthodes. En effet, des Écossais constructeurs de bateaux s´y sont installés depuis le 19ème siècle et sont les seuls constructeurs de bateaux traditionnels des Antilles. Ils sont réputés rapides et gagnent régulièrement les régattes d'Antigua.

Sur la photo, nous allons prendre l'autobus, un petit troupeau de chèvres a traversé la rue, un tout petit chevreau tout brun est venu me voir tout en bèlant. Trop mignon!

L'atmosphère de Carriacou est très relaxe, un brin hippie. Même les boat boys sont relaxes. Voici une conversation que j'ai eue avc Warrior venu dans sa barque en bois et essayait de me vendre ... n'importe quoi:

W: Do you want some oysters?
F: How much are you selling the oysters?
W: 20 U$ for a dozen
F: That's too expensive. No oysters
W: Do you want some limes?
F: No, I have limes
W: Do you have garbage?
F: No garbage
W: Then give me some rum
En sortant son verre qu'il avait dans sa barque!!!!

On reviendra sûrement à Carriacou...


Le baptême de la saison

18 December 2018 | Baie de Tyrrell, Carriacou
Francis, Ensoleillé, 29ºC
C'était décidé: notre départ de Grenade pour traverser jusqu'à Carriacou allait se faire à une heure trente du matin afin de profiter des accalmies de nuit et arriver à la pointe nord de l'île vers quatre heures au moment de la renverse du courant. Celle-ci nous permettra de gagner de l'est en remontant au nord au petit largue. Le soir, on nota donc la position des bateaux (surtout les paresseux qui n'allument aucun feu) afin de ne pas leur rentrer dedans au milieu de la nuit.

Premier pépin, dans l'obscurité et sous la pluie battante Françoise annonce que nous avons remonté un cordage avec l'ancre. Après inspection il s'agissait plutôt de longues bandes de tissus faciles à découper. La navigation sous le vent de l'île se fit sans heurt sauf pour le grain occasionnel qui nous détrempait d'une pluie tiède.

Les difficultés ont commencé à la pointe David au nord de l'île alors qu'il fallait affronter au moteur un vent de face de quinze à vingt noeuds et des vagues courtes de trois à cinq pieds. Une heure et demi d'inconfort pour faire de l'est jusqu'à Levera Bay, à l'extrémité NE de Grenade. Quel bonheur quand vient le temps de virer au nord et cesser ce jeu de rodéo.

Nous sommes passés vers six heures sous le vent de la petite île Ronde et les rochers Sisters avec un courant favorable d'un demi-noeud en voyant en passant le bel ancrage quasi-désert dont m'avait parlé Danielle de Joda en Avril dernier. La tentation était grande d'y trouver refuge mais je craignais que les alizés ne forcissent les jours suivants et nous clouent sur place. Nous avons donc à regret poursuivi notre route vers Carriacou.

C'est en laissant l'île Ronde que l'effet Venturi des vents entre les îles s'est vraiment fait sentir avec des pointes de 25 noeuds et un clapot vraiment déplaisant. C'est à ce moment que j'ai commencé à entendre un claquement métallique inhabituel. Derrière moi j'aperçois avec horreur le bas-hauban tribord du mât d'artimon lâche et sa cadène sortie d'au moins deux centimètres: aucun doute, sous l'effet répété des chocs (et une corrosion cachée depuis quelques années) la cadène a cassé sous le pont. Pas de temps à perdre, j'attache la drisse de l'artimon sur le rail de fargue près du hauban malade et la tend au max.

Nous avons ainsi continué les trois heures suivantes à naviguer (avec la crainte constante qu'une autre cadène nous dise " moi aussi je vous lâche ", surtout au moment des virements de bords).

Mais nous avons pu nous rendre à bon port dans Tyrrell Bay, Carriacou et nous ancrer à 09:30 sur un fond en sable avec une bonne prise mais avec un vent qui pouvait encore écorner quelques boeufs.

Le jour même j'ai commencé à défaire les panneaux au fond des armoires et casiers pour examiner toutes les cadènes. Quel allait être l'étendue de la corrosion. Allions-nous rester indéfiniment à Carriacou à attendre la livraison de combien de cadènes de Dieu sait où.

C'est là que Facebook nous est venu en aide. Un appel à l'aide sur la page FB des navigateurs de Grenade m'a rapidement indiqué que notre sauveur se trouvait à 500 mètres sur un atelier de soudure flottant. Dominique Weber, un Français vivant à Carriacou depuis plusieurs années fait de la soudure et de la fabrication de pièces d'inox et aluminium sur son vieux trimaran flottant au large de la marina. Le lendemain de notre arrivée je lui ai apporté la pièce endommagée et la cadène opposée (qui montrait le plus de rouille). Mardi Dominique m'avait fabriqué deux jolies cadènes bien polies.

Vous pouvez voir une photo des vieilles et nouvelles cadènes dans l’album des Îles Au Vent.

Je n'aurais jamais cru dire ça mais merci Facebook et surtout merci Dominique. On pourra partir l'esprit en paix!

P.S. Finalement le AIS n'a pas rendu l'âme, seulement son affichage car Nadine a pu nous suivre sur marinetraffic.com. J'ai quand même commandé une nouvelle unité que nous irons récupérer à St-Marteen.
Vessel Name: Mikado III
Vessel Make/Model: Ta Chiao CT-49
Hailing Port: Montreal
Crew: Francoise, Francis & Nadine
About: Friands de voile depuis plus de 25 ans victime de la "maladie du pied" (on en a jamais assez long...) l'équipage de Mikado III rêve de partir enfin à la découverte des eaux turquoises des atolls du Pacifique et faire la connaissance de nouvelles cultures. Accompagnez-nous dans nos aventures.
Extra: Départ de Savannah, GA: 17 Nov. 2016 Destination: Grenades Après, on verra où nous mènera le vent
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Quelques photos dans les "Winwards"
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