Mikado III

11 September 2021 | Yacht Club de Québec
31 August 2021 | Club Nautique de Baie-Comeau
19 August 2021 | Gaspé
15 August 2021 | Havre-Aubert, Îles-de-la-Madeleine
09 August 2021 | Chéticamp, Nouvelle-Ecosse
03 August 2021 | Île Inner Sambro, Nouvelle-Écosse
23 July 2021 | East River, Nouvelle-Écosse
16 July 2020 | East River Point, NE
15 July 2020 | Hubbard, NE
21 June 2020 | Boothbay Harbor, ME
15 June 2020 | Spinnaker Island, Boston, MA
09 June 2020 | Gooseberry Island
06 June 2020 | Port Jefferson, Long Island, NY
04 June 2020 | Esat River
30 May 2020 | Reedy Island, baie du Delaware, DE
03 May 2020 | Georgetown, Caroline du Sud
27 April 2020 | Fernandina Beach, FL
08 April 2020 | Georgetown, Bahamas
03 April 2020 | Bahamas
31 March 2020 | Great Inagua, Bahamas

Matelot première classe

11 September 2021 | Yacht Club de Québec
Francis Clouston | Soleil, 20ºC
La semaine qui s'ouvrait à partir de Forestville promettait d'être spéciale pour l'équipage de Mikado III. Une nouvelle recrue allait se joindre à nous: notre fille Gabrielle qui allait passer une semaine sur le bateau pour une remontée du fleuve jusqu'à Québec.

C'est donc avec une certaine trépidation que nous sommes arrivés deux jours plus tôt au havre du quai du traversier de Rivière-du-Loup à Forestville pour attendre Gabrielle. Elle devait se lever à quatre heures du matin pour se rendre en voiture jusqu'au Yacht Club de Québec, attraper un taxi pour se rendre à la gare et attraper le bus qui l'amènerait à Forestville. On était ravis d'apprendre par texto qu'elle était en chemin et encore plus quand on pu la serrer dans nos bras à l'arrêt de bus.

Pour lui permettre de s'amariner, on a passé la première nuit à Forestville (la houle était minime) et on s'est dirigé vers la Baie du Ha! Ha! au Bic toutes voiles dehors dans une légère brise du Sud-est. Gab a pu barrer et moudre de l'écoute. La pêche avec des morceaux de mactres a donné un bébé crapet-soleil de 8cm! Françoise a préparé des sandwiches au porc effiloché à la place.

Après une nuit orageuse et un ancrage rouleur, nous sommes partis une heure avant l'aube du Bic en direction de Tadoussac. Il fallait partir à 0500 pour profiter du courant et arriver à l'embouchure du Saguenay à l'étale pour ne pas affronter le " bœuf du Saguenay ", ce raz de courants créé par la rencontre du déversement du fjord dans le fleuve. On est d'abord passé à travers les huit cargos ancrés en attente de pilotes au large des Escoumins mais la brume épaisse s'est invitée et on a navigué aux instruments tout le reste de la journée. Heureusement le fleuve était une mer d'huile et on a pu observer une centaine de cétacés: bancs de marsouins puis des rorquals communs, rorquals à bosses et même des bélugas. Cela a sans doute été le plus beau spectacle de toute notre saison. On a été privilégiés de le partager avec notre fille.

L'ancrage dans la Baie de Tadoussac est assez particulier: comme à St-Vincent, le fond remonte très rapidement et avec un marnage de 15 pieds, il faut mettre beaucoup de chaîne. J'avais presque le goût d'aller porter une aussière non pas à un cocotier mais une épinette près de la grève.

Après dîner on est allé se promener à Tadoussac, d'abord au musée d'interprétation des cétacés qui a été ré-aménagé depuis notre dernière visite (il y a vingt ans...) puis à la microbrasserie de Tadoussac où Nous on a pu déguster une douzaine de saveurs différentes. Notre distillatrice était vraiment dans son milieu!

Nos zigzags sur le fleuve ont continué le lendemain par temps froids et gris à voile et au moteur vers l'Ile-du-Pôt-à-l'Eau-de-Vie, une île privée administrée par un organisme dédié à la conservation des oiseaux. De beaux chalets ont été construits autour du phare et les ornithologues et amateurs de randonnées peuvent y passer quelques jours en toute sérénité.

Le lendemain, direction au moteur vers le refuge du Cap-à-L'Aigle près de La Malbaie où nous pouvions chacun prendre une bonne douche chaude dans la capitainerie flambant neuve et regarder un film sur Netflix sur la tablette de Gab, gracieuseté du wifi de la Marina. On peut entrer et sortir de la Marina dans toutes les conditions de marée, une rareté sur le fleuve, surtout durant les marées lunaires où le marnage est de 18 pieds (c'était notre cas).

Rebelotte côté zigzag avec un départ tardif à midi de la Marina pour profiter du flot qui nous porterait vers Grosse-Île, 51 milles nautiques plus loin. La brise est demeurée légère ou refusait sauf en début d'après-midi où on a pû faire huit à neuf noeuds dans du quinze à vingt noeuds du sud en longeant la rive sud de l'Île-Aux-Oies. On s'est ancré dans la noirceur à 1930 devant l'ancienne station de réception des immigrants de Grosse-Île. Après une bonne choucroute garnie de l'amirale, on s'est couché tôt pour partir avant l'aube le lendemain pour encore profiter du flot.

La dernière journée de Gabrielle à bord à été un peu à l'image de la semaine: sans vents, au moteur, temps gris mais avec le soleil qui se pointe cette fois un peu le nez. Le courant de flot nous a poussé hardiment vers Québec, le long de la belle Île d'Orléans. Impossible de nous diriger vers le ponton qui nous avait été assigné au Yacht Club, le courant était trop fort. On s'est plutôt rabattu sur le ponton " d'urgence "à l'entrée où le capitaine de port nous avait suggéré d'aller en cas de difficultés.

Après une bonne douche et avoir amené Françoise à l'épicerie, Gabrielle nous a malheureusement quitté pour une randonnée qu'elle avait prévu faire le même jour dans l'Acropole des Draveurs dans le Parc des Grands-Jardins! Fiou! La fougue de la jeunesse que la vieillesse ne peut que rêver!

Au revoir, ma belle fille. Tu seras la bienvenue comme notre matelot de première classe.

Du zig-zag dans le Saint-Laurent

31 August 2021 | Club Nautique de Baie-Comeau
Françoise | Nuageux avec orages, 13-18 kn SO
Vents dominants du sud-ouest! Depuis notre départ de Gaspé, on se demandait comment aborder ce passage devenant de plus en plus étroit avec un vent dans le nez. Ce sera une stratégie de grands zigzags pour profiter d'un vent de travers que nous adopterons. Entre la Gaspésie et la côte Nord.

Nous nous dirigeons d'abord vers le port de Rivière au Renard où nous découvrons un port de belle taille avec un flotte de bateaux de pêcheurs et mêmes deux voiliers. Un petit arrêt d'une nuit, à l'ancre et bien protégé. Le lendemain, ce sera un départ matinal car nous allons à Port Menier sur l'île d'Anticosti. Début tranquille car le vent nous faussait compagnie mais avec un bon vent pour le reste de la journée. Au moment de mouiller l'ancre, juste derrière nous c'est le Bella Desgagné, bateau ravitailleur des villages éloignés de la Côte Nord, qui arrive à toute vitesse vers le port. Apparemment, nous ne le dérangeons pas, car il a l'habitude de claironner si des bateaux sont dans son chemin!

Nous passerons 2 jours à Port Menier à visiter l'ancien village d'Henri Menier, riche chocolatier français qui voulait son île et qui s'est amusé à jouer à Noé en important des animaux sauvages. Ça a vraiment bien marché avec les chevreuils, il y en a partout!

Retour en Gaspésie: destination Mont Louis. Beau petit village tranquille, où nous passerons une nuit tranquille à l'abris de la houle. Départ matinal car on retourne côté nord: baie Trinité. Nous longeons la magnifique côte gaspésienne jusqu'à Ste-Anne des Monts où un grain nous tombe dessus. Fallait bien nettoyer le bateau!

De Baie Trinité , nous resterons du côté nord du golfe jusqu'à Forestville pour accueillir notre fille Gabrielle. Moment très attendu!

Pénible traversée

19 August 2021 | Gaspé
Francis Clouston | Ensoleillé, dans la pétole…
La plus longue navigation de cette saison allait être celle entre les Îles de la Madeleine et Gaspé: 140 miles nautiques (260 km). Commencé dès l'aube, le départ a été périlleux et inconfortable avec des vents de 12 à 15 noeuds et surtout une houle courte de 1,5 m qui nous ont forcé à prendre des bords tout le long de la côte sud de l'Île de Havre Aubert avant de faire du près bon plein une fois passé le Trou du Grand Cap.

Ce n'était évidemment pas ce qu'annonçait la météo et nous n'avions pas pris les précautions habituelles pour un départ en pleine mer: Françoise n'avait pas pris d'anti-nauséeux et il y a longtemps qu'elle avait été aussi malade; nous n'avions même pas vérifié si les écoutilles étaient bien barrées et avec les paquets d'eau qui embarquaient sur le pont, la cabine avant s'est retrouvée toute mouillée ainsi que tous les objets qui y étaient entreposés.

Graduellement, le vent a adonné et diminué en force et les vagues ont perdu de leur vigueur si bien que vers midi Mikado prenait ses aises toutes voiles dehors en direction de Gaspé. Françoise a pu reprendre des forces et pu reprendre son quart à 22 heures. À partir de là nous longions le Banc des Orphelins où plusieurs bateaux de pêche circulaient sans êtres visibles sur l'écran de l'AIS. Même les lumières des villages lointains ressemblaient à de gros bateaux voilés par la brume.

Ce n'était pas trop tôt pour arriver dans la grande baie de Gaspé le lendemain matin sous un soleil radieux. Une fois ancré à l'extérieur du club nautique vers 8 heures et après avoir pris une bonne douche nous avons faire une bonne sieste bien méritée.

Gaspé offre toutes les facilités à portée de marche et nous en avons profité pour faire le plein de produits frais, d'eau et de diesel. L'épicerie Provigo située à côté de la Place Jacques-Cartier est particulièrement bien pourvue en beaux fruits et légumes. Le musée de la Gaspésie, au bout de la promenade Jacques-Cartier, regorge d'artéfacts racontant l'histoire de la péninsule. Nous avons été très touchés par les clichés d'un photographe New-Yorkais qui, en 1956 a visité les petits villages de la côte et capturé en images la vie désœuvrée des familles de pêcheurs (beaucoup d'enfants, surtout les petites filles, n'avaient même pas de souliers). C'était très émouvant.

Prochaine destination: Rivière-au-Renard pour une traversée du golfe franc nord vers Port-Menier, Anticosti.

Havre de paix

15 August 2021 | Havre-Aubert, Îles-de-la-Madeleine
Francis Clouston | Nuageux, 20ºC, SO 5 noeuds
Comme dit le dicton, avec des œufs cassés, fais une omelette. Avec nos déboires de réservoir qui fuit, notre décision de couper court notre périple sur la côte de Terre-Neuve a finalement donné du bon: cela nous a permis de transiter par les Îles-de-la-Madeleine et ce, au moment où l'été semble finalement être arrivé.

Le passage de Chéticamp aux Îles en huit heures a été plus rapide que prévu mais au moteur avec une brise arrière qui n'arrivait pas à gonfler le foc. L'ancrage de Havre Amherst, juste en face du port de Havre-Aubert est assez large pour accommoder une dizaine de bateaux (nous sommes cinq). Les parents de Leila, Germaine et Khalil nous ont chaleureusement accueillis et donné beaucoup de trucs pour s'approvisionner. Ce sont eux qui nous ont donné l'idée d'aller cueillir des palourdes et bigorneaux sur la plage de Sandy Hook à quelques minutes du bateau en annexe. Une heure de récolte nous en a fourni assez pour faire un bon dîner avec une baguette, du fromage et verre de vin blanc. Mmmm...

La marina est assez animée avec une cinquantaine de bateaux: voiliers (tous monocoques) et bateaux de pêche convertis en bateaux de plaisance. C'est étrange que pour une marina de cette taille on ne trouve pas de pompe à diesel. Ni au port d'ailleurs. Probablement à cause de contraintes environnementales ou patrimoniales.

Notre voisin d'ancrage, Miko sur Salt Heart, l'a appris à ses dépens. Lui qui avait besoin de diesel pour retourner à Souris, IPE était bien embêté quand on lui a offert d'aller en chercher à la station d'essence avec des bidons alors qu'il n'avait que quelques bidons d'eau. On lui a offert de lui vendre au coûtant le contenu de nos deux bidons de 23 litres qu'on gardait en réserve dans la cale. Offre qu'il s'est empressé d'accepter.

Il nous a rapidement retourné nos bidons vides avec en prime une bonne bouteille de vin rouge portugais. L'entraide entre navigateurs est quelque chose précieuse et toujours appréciée.

Les belles fesses

09 August 2021 | Chéticamp, Nouvelle-Ecosse
Autrice: Françoise Goes | Très très beau
Depuis la mise à l’eau du chantier de East River, nous n’entendions pratiquement que de l’anglais. Nous sommes en Nouvelle-Ecosse après tout. Les britanniques à l’époque ont bien tenté de se débarrasser des Acadiens en les envoyant dans les tout-inclus (!!) du Sud des États-Unis suite à l’accord d’Utrecht de 1713 entre Britanniques et Français.Quelques irréductibles sont quand même restés…

D’abord, après notre mise à l’eau dans la baie de Mahone, comme j’installais la trinquette et Francis travaillait sur le remplacement du câble de direction, un petit bateau moteur nous tournait autour. Nous cherchions quel accent nous entendions? J’ai cliqué tout de suite: ce sont des Acadiens! Des pêcheurs acadiens en vacances après la saison du homard, avec leurs conjointes. Ils nous ont joyeusement jasé dans leur franglais, mais surtout en nous parlant du français et des expressions françaises qu’ils connaissaient. Dont une qui les faisait rire : les belles fesses! Faut dire qu’ils avaient trinqué et étaient un peu pompette…

Ce n’est qu’à Chéticamp qui est fortement Acadien que nous avons toujours été reçus en français. Et très biens reçus! Que ce soit par Wayne, le coiffeur qui m’a coupé les cheveux et qui m’a parlé du village de Chéticamp, de son histoire et de ses attraits ou bien de Lisette qui a pris la photo de Mikado au coucher de soleil et qui pensait bien qu’on se reverrait pour nous la donner cette photo! Que de gentillesse ces cousins acadiens!

Histoire de câbles

03 August 2021 | Île Inner Sambro, Nouvelle-Écosse
Françoise Goes | Soleil, 18ºC
Faut se parler de la météo en Nouvelle-Écosse. Un peu frais, mais c'est surtout la pluie qui emmerde: il ne pleut pas tout le temps, mais à tous les jours. C'est ce que disant Jay, notre voisin de chantier. Et évidemment, ce fût le cas lorsque le bateau a été finalement mis à l'eau.

Notre histoire de câbles, Francis a eu la puce à l'oreille quand nous sommes rendus à la bouée d'amarrage. La barre était anormalement dure. Pas normal. C'est en ouvrant la salle du moteur qu'on est resté bouche bée devant un brin cassé du système de direction. Juste quand on était à veille de partir explorer les Maritimes! Aïe!

Fallait remplacer le câble métallique, le sertir. Le trouver, avant tout! Grâce à internet, nous avons vite localisé un rigger qui pourrait nous le fournir, mais finalement, c'est au gérant que Francis a demandé et vite fait de passer une commande. Pour le câble et la pince à sertir. Fallait aller chercher le tout à Dartmouth, à une heure de route... pas facile quand on venait de retourner la voiture de location.

C'est donc Nicolas qui m'avait déjà offert de prendre sa voiture pour aller faire mes dernières courses qui nous a sauvé . Les courses seront faites à Halifax, les magasins bien mieux pourvus que ceux de Chester. Le lendemain ce fut fait.

Mais avec la belle météo et ses pluies entrecoupées de soleil, Francis passait son temps à vider les coffres arrières, disparaissait, remontait, remettait le tout dans les coffres car la pluie venait. Les vieux câbles devait être enlevés, puis les nouveaux installés. On sort tout, on rentre tout! Et on recommence....

En 2 jours tout a été remplacé. On a eu la frousse de savoir qu'on aurait pu avoir cette avarie dans un endroit éloigné! Ici, comme la pêche est l'industrie première, on trouve vite du matériel de bateau. Ouf.

Le mercredi, nous partons donc vers la petite île Sambro, proposée par Arly. Il nous vantait ce petit ancrage minuscule, juste pour un bateau. En arrivant, j'organise l'ancre et la bouée d'orin, descend l'ancre. Francis fait marche arrière pour tester la bonne tenue de l'ancre. On chasse! On va se tasser un peu et recommencer la manoeuvre. C'est en remontant l'ancre que j'ai compris pourquoi on chassait: un énorme tas de cordage tout entortillés pris dans l'ancre!

Encore une histoire de câble!

Et pour finir, en arrivant le lendemain à Halifax, au premier essai d'ancrage, c'est encore sur un amas de chaine qu'on tombe... jamais deux sans trois!
Vessel Name: Mikado III
Vessel Make/Model: Ta Chiao CT-49
Hailing Port: Montreal
Crew: Francoise, Francis & Nadine
About: Friands de voile depuis plus de 25 ans victime de la "maladie du pied" (on en a jamais assez long...) l'équipage de Mikado III rêve de partir enfin à la découverte des eaux turquoises des atolls du Pacifique et faire la connaissance de nouvelles cultures. Accompagnez-nous dans nos aventures.
Extra: Départ de Savannah, GA: 17 Nov. 2016 Destination: Grenades Après, on verra où nous mènera le vent
Mikado III's Photos - Nevis, Fév 2020
Photos 1 to 6 of 6 | Main
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Cheminée, Golden Rock Estate, Nevis
Cactées, Golden Rock Estate, Nevis
Plantation New River, Zion, Nevis: Créé en 1720, arrêté en 1954.
Éden Brown Estates: Ruines du moulin avec mont Nevis en arrière-plan
Jardin , Golden Rock Estate, Nevis
Jardins d’eau , Golden Rock Estate, Nevis: Une Belle brise de l’Atlantique nous rafraîchit pendant qu’on prends le repas sur la terrasse
 
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